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Sommet de Vilnius : l’Europe et l’Ukraine se séparent sans accord

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Le sommet de Vilnius n’aura donc pas permis la signature d’un accord d’association et de libre-échange historique entre l’Union européenne et l’Ukraine. Kiev a cédé aux pressions de Moscou, qui voulait s’inviter à la table des négociations. Une condition rejetée par Bruxelles, qui laisse toutefois entrouverte sa porte à l’Ukraine.

‘‘Nous savons à quel point le peuple ukrainien se sent Européen, à quel point il se sent concerné par l’Europe’‘, a déclaré le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. ‘‘Bien sûr, nous allons poursuivre maintenant les discussions avec nos partenaires ukrainiens, sachant que nous devrons toujours respecter les décisions souveraines de l’Ukraine. Le fait d’avoir un partenariat stratégique avec la Russie ne veut pas dire que, lorsque l’on négocie avec un autre pays, on peut accepter l’intervention d’une tierce partie dans une relation bilatérale. Nous ne pouvons pas accepter d’avoir une sorte de possible veto d’un troisième pays.’‘

De son côté, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaitė, dont le pays était l’hôte de ce sommet, accuse l’Ukraine d’avoir choisi “une voie qui ne mène nulle part”, et elle met en cause l’attitude de la Russie :

“La pression externe ne peut servir d’excuse aux décisions d’un pays souverain. Et notre expérience, en Litunaie, montre que si vous avez la volonté politique de résister et de ne pas céder, les pressions ne fonctionnent pas’‘, a-t-elle estimé.

Un accord entre l’Europe et l’Ukraine reste possible, mais compliqué à concrétiser. Car la Russie, qui craint des répercussions sur son économie, a bien l’intention de continuer à s’y opposer.

De notre correspondant à Vilnius, James Franey : “Il est peu probable que
ces déclarations combattives, de la part des dirigeants européens, aient beaucoup de poids au Kremlin. Souvenez-vous en 2005, Vladimir Poutine avait décrit l’effondrement de l’URSS comme la plus grand catastrophe géopolitique du vingtième siècle. Il voit toujours le maintient des ex-républiques soviétiques dans la sphère d’influence de Moscou comme un moyen de rétablir l’ancienne gloire de la Russie.’‘

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Publié le 30/11/2013

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