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Publié le 27/12/2017

Séoul relance l'affaire des "femmes de réconfort"

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Le contentieux historique entre le Japon et la Corée du Sud sur les "femmes de réconfort" est relancé. Séoul a souligné les nombreuses lacunes de l'accord trouvé entre les deux pays en 2015 au sujet des esclaves sexuelles de l'armée impériale nippone pendant la seconde guerre mondiale.

L'accord avait été très critiqué en Corée du Sud au moment de sa signature. Une enquête commandée par le nouveau gouvernement sud-coréen a conclu que l'accord ne prenait suffisamment en compte l'opinion des victimes.

" J'exprime mes plus profondes excuses et regrets devant le fait que l'approche universelle qui est suivie pour résoudre un problème lié aux droits de l'homme, l'approche dite "centrée sur la victime", n'a pas été suffisamment intégrée lors de la conclusion de l'accord en 2015 " a déclaré la ministre sud-coréenne des Affaires étrangères Kang Kyung-wha.

Le Japon ne veut pas renégocier. Il a prié la Corée du Sud de ne pas dénoncer l'accord, alors que les deux pays font front commun face aux menaces de Pyongyang.

" L'accord visant à régler le problème des "femmes de réconfort" a été conclu de manière finale et irréversible entre le Japon et la Corée du sud. Il est hautement apprécié par la communauté internationale. Il est extrêmement important que cet accord soit appliqué de manière continue " a estimé Yoshihide Suga, secrétaire général du cabinet japonais.

En 2015, le Japon s'était excusé officiellement pour avoir forcé des dizaines de milliers de Coréennes à travailler dans des maisons closes au Japon et s'était engagé à verser 7,5 millions d'euros aux victimes, la somme que réclamait Séoul.

Seulement 46 anciennes femmes de réconfort sud-coréennes seraient toujours en vie.

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