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Scandale HSBC : des voix s‘élevent en Suisse pour réclamer une enquête

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Réactions en chaîne après les 'Swissleaks', les révélations par la presse sur un vaste scandale d'évasion fiscale autour de HSBC Private Bank, la filiale suisse de la banque HSBC.

Une commission parlementaire britannique a annoncé lundi vouloir ouvrir rapidement une enquête. En Belgique, un juge d'instruction qui avait inculpé HSBC Private Bank en novembre pour 'fraude fiscale grave et blanchiment' a envisagé d''émettre des mandats d'arrêt internationaux'.

Selon le journal Le Monde, la filiale suisse d'HSBC, a 'accepté, voire encouragé, une fraude à l'échelle internationale' portant, pendant la seule période de novembre 2006 à mars 2007, sur la somme de '180,6 milliards d'euros'. Le quotidien affirme avoir obtenu d'une source les fichiers volés en 2007 par Hervé Falciani l'informaticien franco-italien et ancien employé de la banque.

Le Monde a collaboré avec un réseau mondial de 150 journalistes via un 'forum crypté' pour percer à jour le système d'évasion fiscale orchestré par HSBC Suisse.

'Pour nous, c'est une information importante, mais qui ne change rien à notre politique, a déclaré le ministre français des Finances, Michel Sapin. Nous sommes déterminés à faire en sorte que tous ceux qui ont fraudé et tous ceux qui ont aidé à frauder soient punis'.

En Suisse, des voix s'élèvent pour réclamer l'ouverture d'une enquête contre la filiale d'HSBC. À ce jour, les autorités n'auraient ouvert une enquête que contre Hervé Falciani. L'ouverture d'une enquête 'serait la moindre des choses', a déclaré lundi Micheline Calmy-Rey, ancienne ministre socialiste du gouvernement suisse, pour qui l'image de la Confédération helvétique a été sérieusement ternie par cette affaire.

HSBC a assuré que sa filiale suisse avait subi ces dernières années une 'transformation radicale' et que ces pratiques de fraude fiscale n'étaient plus d'actualité.

Selon le Monde, dans les fichiers volés de la banque figuraient les noms de Saoudiens, soupçonnés d'avoir financé Oussama Ben Laden dans les années 2000, de barons de la drogue, de trafiquants d'armes et de diamantaires véreux.

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Publié le 10/02/2015
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