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Publié le 28/08/2017

Rex Tillerson : le président parle pour lui-même

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Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a pris dimanche la défense des 'valeurs' américaines après la controverse née des propos de Donald Trump sur les violences racistes de Charlottesville, qu'il a clairement refusé de reprendre à son compte. 'Je ne pense pas que quiconque puisse douter des valeurs du peuple américain ou de la détermination du gouvernement américain' à 'défendre ces valeurs', a-t-il déclaré lors de l'émission télévisée Fox News Sunday. Prié de dire si cela valait aussi pour 'les valeurs du président', le chef de la diplomatie américaine, visiblement mal à l'aise, s'est borné à répondre: 'le président parle pour lui-même'.

A Charlottesville, en Virginie, une manifestation de militants de plusieurs franges de l'extrême droite américaine (Ku Klux Klan, néonazis, suprémacistes blancs) a dégénéré le 12 août lorsqu'une femme de 32 ans a été tuée par un sympathisants néonazi qui a intentionnellement percuté des contre-manifestants antiracistes avec son véhicule. Donald Trump avait provoqué un tollé en affirmant que la responsabilité des violences devait être recherchée des deux côtés et qu'il y avait 'des gens très bien' dans les deux camps.

Rex Tillerson, d'ordinaire discret sur la scène politique intérieure, n'a pas explicitement dénoncé ces déclarations. Mais il a préféré renvoyer à un discours prononcé alors que les Etats-Unis étaient en pleine polémique, semblant se démarquer des propos présidentiels. 'J'ai fait mes propres commentaires dans un discours au département d'Etat', a-t-il glissé. Devant des étudiants, le secrétaire d'Etat avait alors, le 18 août, vivement 'condamné le racisme et le fanatisme sous toutes leurs formes'. 'La haine n'est pas une valeur américaine', avait-il martelé. Citant Abraham Lincoln, qui 'savait' que 'les tensions raciales font partie de notre expérience en tant que nation', comme 'nous le constatons encore tristement aujourd'hui', il avait appelé les Américains à 'panser leurs plaies'.

L'influent conseiller économique en chef de Donald Trump, Gary Cohn, a critiqué le président cette semaine, jugeant qu'il devait 'mieux faire' pour condamner les supémacistes blancs. Et la vague d'indignation a dépassé les frontières américaines, un comité de l'ONU chargé de lutter contre le racisme ayant notamment émis un 'premier avertissement' formel à propos de la situation aux Etats-Unis. 'Nous exprimons les valeurs américaines depuis le département d'Etat. Nous représentons le peuple américain, leur attachement à la liberté et à l'égalité entre le personnes du monde entier, et ce message n'a jamais changé', a insisté dimanche Rex Tillerson.

Avec AFP

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