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Réunion à Rome de la coalition contre le groupe Etat Islamique

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Les pays membres de la coalition internationale contre l'organisation de l'Etat islamique (EI), réunis mardi à Rome, ont réaffirmé leur détermination pour la vaincre, se disant toutefois préoccupés par sa montée en puissance en Libye.

'Nous sommes ici ajourd'hui (mardi) pour reconfirmer l'objectif que nous partageons tous, celui de battre Daesh (l'acronyme en arabe de l'EI)', a déclaré devant la presse à l'issue de la réunion le secrétaire d'Etat américain, John Kerry. 'Nous allons intensifier et accélérer notre campagne contre Daesh', ont affirmé dans leur communiqué final les ministres des Affaires étrangères, ou leurs représentants, des 23 pays membres du groupe restreint de cette coalition de 66 pays. 'Nous réaffirmons notre engagement à infliger une défaite durable à cette organisation barbare', ont-ils ajouté. Les ministres ont dit leur volonté d'en faire plus: davantage de frappes aériennes, comme l'a réclamé le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, ou la formation des forces de sécurité, comme le fait l'Italie, le déminage dont s'occupera la Norvège, ou encore la fourniture de munitions, a expliqué M. Kerry.

Les détails seront discutés lors d'une rencontre des ministres de la Défense de cette coalition la semaine prochaine à Bruxelles. La coalition, formée il y a un an et qui s'était réunie la dernière fois en juin à Paris, s'est félicitée des revers subis par l'EI sur le terrain. Selon le communiqué final, les jihadistes ont ainsi perdu en Irak quelque '40% des territoires' qu'ils contrôlaient précédemment, et la coalition a également obtenu des 'résultats tangibles' en Syrie, grâce en particulier aux frappes aériennes.

'Nous avons lancé près de 10.000 frappes aériennes, nous pilonnons leur artillerie lourde, leurs camps d'entraînement, et nous avons entraîné quelque 20.000 soldats irakiens et peshmargas' kurdes, a affirmé M. Kerry. 'Nous compliquons aussi les plans de Daesh pour regrouper les 'foreign fighters', ces volontaires du jihad qui peuvent représenter une menace à leur retour, a encore dit M. Kerry. 'Mais nous ne sommes certainement pas ici pour nous vanter', avait auparavant souligné M. Kerry. 'Nous savons que nous avons devant nous une organisation qui est très résiliente et capable d'avoir un plan stratégique, et donc nous ne devons pas la sous-estimer', avait prévenu son homologue italien, Paolo Gentiloni.

La coalition doit 'aller de l'avant dans sa stratégie, dont nous savons qu'elle fonctionnera, et le faire sans relâche en ne donnant à Daesh aucune possibilité de se regrouper, de fuir, et aucun abri où se cacher', a affirmé M. Kerry.

M. Gentiloni a aussi souligné la menace de l'EI en Libye, à mois de 350 km des premières côtes italiennes, pour mieux réaffirmer la nécessité de s'appuyer sur un gouvernement d'union nationale pour y remédier.

Le communiqué final souligne que la coalition continue à 'suivre avec attention' tous les développements en Libye et 'se tient prête à soutenir' un gouvernement unitaire. Mais il n'est pas question à ce stade de se lancer dans une intervention militaire.

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Publié le 03/02/2016
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