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Présidentielle en Iran : 1636 candidats inscrits

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L'inscription à l'élection présidentielle iranienne a débuté le mardi 11 avril et s'est terminée le samedi 15 avril. Au cours de ces cinq jours, 1636 candidats se sont inscrits. Toutes ces candidatures doivent cependant être validées avant le 27 avril par le Conseil des gardiens de la Constitution, contrôlé par les religieux conservateurs.

Cette élection est la confrontation des fondamentalistes et des réformistes. En 2013, partis modérés et réformateurs avaient soutenu l'actuel président Hassan Rouhani et le supportent encore aujourd'hui alors qu'il brigue un second mandat. La plus grande réussite d'Hassan Rouhani a été l'accord nucléaire historique conclu avec les grandes puissances, le Plan global d'action conjoint (JCPOA).

'Préserver cet accord est pour les Iraniens l'une des questions les plus importantes en termes de politique et d'économie. Ceux qui veulent porter atteinte au Plan global d'action conjoint ne peuvent pas être éligibles', estime Hassan Rouhani.

Contrairement aux réformistes, les conservateurs n'ont pas réussi à s'unir. Des personnages bien connus comme
le religieux conservateur Ebrahim Raissi, une figure montante au sein du pouvoir, s'est inscrit sur la liste des candidats à la présidentielle. Considéré comme l'un des principaux rivaux de Rouhani, il a vivement critiqué le bilan économique de ce dernier, sans mentionner l'accord sur le nucléaire.

'Les Iraniens demandent pourquoi ils sont au chômage. Le peuple s'inquiète du manque d'emplois, pour les affaires et sa prospérité', a dit Ebrahim Raissi.

Mohammad Bagher Ghalibaf, le maire de Téhéran et ancien concurrent d'Hassan Rouhani est également inscrit à ce scrutin. Il avait déjà échoué à deux reprises lors de précédentes présidentielles, notamment en 2013, où il était arrivé second derrière Hassan Rouhani. Il a promis de créer 'cinq millions d'emplois et de multiplier par deux et demi les revenus' des Iraniens s'il était élu.

Enfin, il avait répété qu'il n'irait pas, respectant ainsi l'avis du Guide Suprême du pays Ali Khamenei. Pourtant, Mahmoud Ahmadinejad s'est enregistré comme candidat à la course à la présidence, seulement, dit-il, pour soutenir la candidature de son ex-vice-président Hamid Baghaie.

Javad Montazeri, Euronews :
'L'élection présidentielle est une nouvelle confrontation entre deux grands courants politiques en Iran, les réformistes et les conservateurs. Les candidatures enregistrées doivent attendre leur validation par le Conseil des gardiens de la Constitution qui a déjà par le passé rejeté la candidature de personnalités politiques importantes, les privant ainsi d'une participation au scrutin.'

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Publié le 18/04/2017