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Pas de crise gazière en vue d’après Bruxelles

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Derrière l’hésitation des Européens à taper du point sur la table contre la Russie, il y a notamment la question du gaz. Les Européens se souviennent bien des deux fois où la Russie a fermé le robinet de gaz vers l’Ukraine. Plusieurs pays européens en avaient souffert. Mais le commissaire européen à l’Energie, Günther Oettinger, refuse de dramatiser.

“ Actuellement, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. La situation gazière dans les Etats membres est bonne, l’approvisionnement de l’industrie et des foyers est assuré, et nos réserves sont plus importantes qu’il y a un an “, explique-t-il.

34% des importations européennes de gaz viennent de la Russie. Et six pays dépendent entièrement du gaz russe, l’Allemagne étant, elle, dépendante à 40%.

Pour autant, depuis quelques années, l’Union européenne diversifie ses approvisionnements et la Russie n’aurait rien à gagner à une crispation énergétique alors que le pétrole et le gaz représentent 50% de son PIB.

“ 80% des exportations de gaz russe vont à l’Union européenne. Et les Russes n’ont pas beaucoup d’autres alternatives pour vendre leur gaz. De plus, le marché européen de l‘énergie, en particulier celui du gaz, est beaucoup plus intégré qu’il ne l‘était. Donc actuellement, je ne vois pas de danger pour l’approvisionnement en gaz de l’Union “, estime Arno Behrens du Centre for European Policy Studies.

La Commission européenne s’est par ailleurs engagée à aider l’Ukraine à payer une partie de sa dette gazière à la Russie. Une dette qui s‘élève à environ 2 milliards de dollars.

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Publié le 04/03/2014

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