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Offensive diplomatique de la Grèce pour se libérer de la Troika

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Le nouveau premier ministre grec, Alexis Tsipras se dit prêt à négocier avec ses bailleurs de fonds européens: la Commission et la Banque centrale européenne. Mais il ne veut plus entendre parler du Fonds monétaire international, troisième acteur de la Troika. Selon cet expert, tout va se jouer entre la Grèce et l'Allemagne.

'Je pense que les négociations les plus tendues se tiendront entre les grecs et les allemands', analyse Janis Emmanoulidis du Centre d'étude des politiques européennes. 'Ils restent tous les deux sur leurs positions qui sont diamétralement opposées. Mais un compromis est nécessaire entre Berlin et Athènes.'

Selon certaines sources, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, envisage un nouveau mécanisme de contrôle, sans le FMI. Mais Berlin refuse de décapiter la troika. De son côté Alexis Tsipras tente d'obtenir le soutien des membres de la zone euro, notamment la France et l'Italie.

'Toutes les solutions envisageables qui seront mises sur la table devront obtenir l'accord unanime des 19 Etats membres de la zone euro', a déclaré le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas.

La situation presse car le plan de sauvetage de la Grèce expire à la fin du mois. Mais le pays est toujours incapable de se financer sur les marchés.

'Du point de vue des Etats-Unis, une aggravation de la crise de la zone euro constituerait un très mauvais signal', prévient Janis Emmanoulidis. 'C'est précisément ce qu'ils veulent éviter. Ils ne veulent pas que la situation empire car ils sont conscients des risques potentiels sur l'économie et aussi sur la situation géopolitique. Car la Grèce se trouve dans une position géopolitique délicate, avec un voisinnage difficile.'

Le nouveau ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, pourrait rencontrer son homologue allemand avant le sommet européen du 12 février.

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Publié le 02/02/2015