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"Nuage radioactif" : la CRIIRAD réagit aux conclusions de l'IRSN

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La nouvelle est passée inaperçue il y a un mois, et pourtant, c'est bien un nuage radioactif qui a été détecté en Europe. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a rendu ses conclusions. Fin septembre, un accident dans une installation nucléaire autre qu'un réacteur aurait libéré dans l'air du ruthénium 106. Parti d'une zone située 'entre la Volga et l'Oural', en clair en Russie ou au Kazakhstan, le nuage s'est ensuite déplacé au-dessus de l'Europe, à des seuils très minimes, pour l'IRSN, qui exclut toute conséquence sanitaire. Mais pour le président de la CRIIRAD, un organisme indépendant, les populations locales sont, elles, exposées à des risques.

'Le ruthénium 106 et un élément radioactif, émetteur bêta, il y a un peu de gamma aussi derrière, explique Roland Desbordes. Donc on ne rigole pas avec ce genre de radioélément quand il est dans l'environnement. C'est un radioélément qui a une vie assez longue puisqu'elle est de 300 et quelques jours, ça veut dire pratiquement une demi-vie de un an, demi-vie, cela correspond au temps qu'il met pour faire disparaître de moitié sa radioactivité. On n'est pas sur un produit qui disparaît rapidement dans l'environnement.'

Le nuage a beau s'être dissipé en Europe, la CRIIRAD demande que le site de l'accident soit identifié précisément et la mise en place de contrôles.

'C'est sûr que dans l'état actuel des choses, vu la distance, on est à l'abri d'un risque sanitaire ici, reconnaît Roland Desbordes. Mais par contre on sait très bien que les matières premières, les aliments circulent et ce que nous aimerions, c'est que les autorités mettent en place un plan de vigilance renforcé par rapport aux importations qui peuvent venir de ces régions-là.'

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Publié le 10/11/2017