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Nouvelles perquisitions visant Rodriguo Rato, ancien chef du FMI

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Il fend la meute de journalistes, ignorant les attaques qui fusent : 'voleur, voleur', peut-on entendre dans la foule.

Séquence d'humiliation pour l'ancien ministre espagnol de l'Economie, Rodrigo Rato, qui fait l'objet d'une enquête pour 'blanchiment, fraude et dissimulation d'actifs'.

Son bureau et son domicile madrilène ont à nouveau été perquisitionnés ce vendredi, au lendemain de son arrestation.

Qualifié d'artisan du boom économique d'avant la crise financière, cet ancien directeur du Fond monétaire international (FMI) est une sommité du Pari populaire de Mariano Rajoy, dont il fut un adversaire de taille pour la présidence du parti.

'Peu importe l'appartenance ou non à un parti politique, peu importe le rang social, le pouvoir politique ou le pouvoir économique revendiqué, nous sommes tous égaux face à la loi', a réagi le ministre espagnol des Finances Cristobal Montoro.

Rodriguo Rato a quant à lui déclaré au journal El Pais qu'il se tenait 'à la disposition de la justice'.

L'ancienne étoile montante de la droite espagnole est-elle une 'victime expiatoire' du Parti populaire, au pouvoir ? Cette expression est citée dans de nombreux titres de la presse espagnole. Les conservateurs sont en effet accusés de ne pas lutter avec efficacité contre la corruption à l'approche des élections régionales, prévues le 24 mai, et des législatives à la fin de l'année.

L'ancien ministre et banquier a toutefois un passif judiciaire. Il est également inculpé pour des malversations liées à Bankia, la banque qu'il a dirigée entre 2010 et 2012.

Avec AFP

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Publié le 18/04/2015

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