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Publié le 17/09/2017

Massacre présumé en Amazonie

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La soif d'or et l'avidité auront-elles raison des peuples autochtones d'Amazonie ?

Au Brésil, des chercheurs d'or auraient massacré dix indigènes dans une réserve protégée de la vallée de Javari connue pour abriter de nombreux Indiens isolés du reste du monde.

Ce crime présumé qui daterait du mois d'août provoque la consternation des ONG et notamment celle de Survival International, l'organisation consacrée à la défense des peuples autochtones du monde entier. Euronews s'est entretenue avec l'une de ses membres.

'_Des preuves ont été recueillies et notamment un enregistrement audio dans lequel on entend les mineurs se vanter d'avoir été en contact avec des indigènes au niveau du fleuve de Jandiatuba, explique Carla de Lello Lorenzi. Ils auraient tué 10 personnes dont des femmes et des enfants. Après avoir découpé leurs corps, ils les auraient jetés dans le fleuve pour qu'on ne les retrouve pas.

Ces territoires sont très riches en terme de biodiversité et en minerais. Réduire la protection accordée jusque-là aux indigènes permet de faire du business et c'est très rentable pour les entreprises privées. Mais aussi pour certaines personnes qui font partie du gouvernement et qui ont des intérêts privés dans ces régions.

Les députés ruralistes, très représentés aux Congrès, jouent un rôle dans tout ça. Michel Temer est proche d'eux. Ces députés sont anti-indigènes : ils veulent exploiter leurs terres et leurs ressources. Comme président, Michel Temer est très opposé aux indigènes. Ces derniers mois, des lois préjudiciables aux peuples autochtones ont été prises, des autorisations légales ont été délivrées aux entreprises d'extraction minière dans la région, et les budgets de la Fondation nationale de l'Indien ont été réduits._'

Si ce massacre venait à être confirmé, il pourrait marquer l'extermination de tout un groupe indigène, de sa culture et de son histoire.

Le journal Le Monde a consacré un long article à cette tuerie, il est possible de le lire ici

Début septembre et avant l'annonce de ce massacre présumé, la communauté scientifique internationale tirait déjà la sonnette d'alarme en se disait 'profondément inquiète' des 'régressions' en matière de politique de l'environnement du Brésil depuis l'arrivée au pouvoir de Michel Temer.

C'est ce qu'avait confié Bethanie Walder, directrice de la Société pour la restauration écologique (SER) à l'AFP. Créée en 1987, la SER réunit des spécialistes de l'environnement (chercheurs, militants...) du monde entier.

Avec agence (AFP)

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