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Lutte anti-terroriste : la réponse européenne tarde à venir

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Au lendemain de la grande marche républicaine qui a rassemblé dimanche des millions de personnes - et de nombreux chefs d'États et de gouvernements étrangers - le gouvernement français a annoncé lundi un éventail de nouvelles mesures sécuritaires. La réaction des autorités européennes, elle, semble tarder.

Dimanche matin, une réunion de onze ministres de l'Intérieur de l'Union européenne a eu lieu à Paris, en présence du commissaire en charge des Affaires intérieures, du coordinateur de la lutte antiterroriste en Europe Gilles de Kerchove et de ministres américains. Un sommet entièrement consacré à la lutte antiterroriste sera organisé le 12 février à Bruxelles.

La mise en place d'une "liste noire" des passagers aériens bloquée

Au delà de ces réunions de concertation, l'Europe doit agir. Des ressortissants anglais, français, danois ou encore belges partent faire le djihad en Syrie. L'urgence est d'identifier les personnes les plus dangereuses. Or, le dispositif européen de lutte contre le terrorisme en Europe est inefficace.

Parmi les outils déjà existants, figure le mandat d'arrêt européen, mis en place après les événements du 11 septembre 2001. Mais un autre outil majeur manque : le "PNR", à savoir le "passenger name record". Il s'agit d'un registre des données personnelles des passagers aériens avec noms, itinéraires, contenus des bagages, nature de l'itinéraire, qui permettrait de détecter les déplacements de personnes considérées comme dangereuses.

L'adoption du PNR, une sorte de "liste noire", est bloquée par le Parlement européen depuis 2011, car certains y voient une atteinte aux libertés individuelles.

Kathia Gilder

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Publié le 12/01/2015
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