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Les Japonais aux urnes pour élire leurs sénateurs

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Ce dimanche 10 juillet, c'est jour de vote pour les Japonais. Plus de 106 millions de citoyens sont appelés aux urnes dans le cadre de sénatoriales partielles.

La moitié des 242 sièges de la Chambre haute, moins puissante que la Chambre basse, doivent être renouvelés pour six ans. L'autre moitié le sera dans trois ans.

Une grande première pour les jeunes de 18 et 19 ans qui font désormais entendre leur voix, après l'abaissement de l'âge légal au sein de l'Archipel. Un 'emoji' spécialement créé pour les élections est d'ailleurs relayé sur les réseaux sociaux par les jeunes électeurs japonais.

Very into the adorable emoji on Twitter to mark Japan's election. Hoping all the young folk get out and vote today!# - Kat Bee (@katbeee) 10 juillet 2016

A l'issue du scrutin, le Parti libéral démocrate, actuellement au pouvoir, espère obtenir les deux tiers du Sénat. L'un des objectifs : réviser la Constitution pacifiste du pays.

'Il y aurait des conséquences terribles si notre constitution était réinterprétée, s'inquiète Kazami Toshui, 71 ans. J'ai quatre petits-enfants, et je veux vraiment qu'ils héritent d'une constitution sans défauts. C'est mon attente pour cette élection.'

Depuis près de 70 ans, l'article 9 de la Constitution consacre la renonciation éternelle du pays à la guerre. Un bien apprécié auquel le premier ministre Shinzo Abe ne devrait pas toucher immédiatement, même en cas de victoire. Ce qui devrait normalement être le cas, malgré les résultats jugés mitigés de la politique du premier ministre.

Au pouvoir depuis décembre 2012, M. Abe n'est toujours pas parvenu à redresser la troisième économie du monde, en dépit de largesses budgétaires et d'une politique monétaire ultra-accommodante.

Le PLD, aux commandes du pays de façon quasi ininterrompue depuis 1955, associé en coalition à la formation centriste Komeito, bénéficie d'une opposition émiettée. Le Parti démocrate (centre-gauche), son principal adversaire, peine à se remettre d'un passage au pouvoir d'un peu plus de trois ans - de 2009 à 2012 -, marqué par des revirements incessants et le tsunami de mars 2011, à l'origine de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

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Publié le 10/07/2016

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