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Les Grecs veulent croire qu’un compromis est possible avec l’Eurogroupe

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Optimisme prudent en Grèce en vue de la réunion lundi de l'Eurogroupe. Les travaux techniques ont débuté à Bruxelles pour préparer ce rendez-vous crucial pour le pays.

Après une semaine difficile entre Européens et Grecs, Alexis Tsipras a réussi à renouer le dialogue : c'est, en tous cas, ce que veut croire cette habitante d'Athènes.

'C'est la première fois qu'ils nous prennent au sérieux. Je crois que nous avons enfin pu discuté selon nos conditions et non les leurs', estime Margarita Bouzouna.

'Ce que nous demandons, c'est un peu trop et le fossé s'est creusé avec le reste du monde par rapport à ce que l'on veut. Donc c'est difficile', nuance Leonidas, qui vit lui aussi à Athènes.

Le gouvernement grec veut renégocier les termes du programme de financement du pays plutôt que de le prolonger.

Objectif : obtenir des mesures moins draconiennes auprès de ses créanciers.

Alexis Tsipras veut également se débarrasser de la 'troïka', du mot mais aussi de sa politique.

'Si c'est le souhait de nos interlocuteurs grecs de ne plus appeler la troïka, troïka, nous sommes disposés à nous y conformer mais cela ne veut pas dire que le rôle d'inspection dévolu au FMI, à la BCE et à la Commission européenne en sera modifié', a indiqué Martin Jäger, le porte-parole du ministre allemand des Finances.

Dans un entretien accordé au journal allemand der Spiegel, Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, a comparé les mesures imposées par la troïka aux méthodes de torture utilisées par la CIA avec les terroristes présumés.

Le ton est donné. Le gouvernement grec entend sortir la tête de l'eau face à ses interlocuteurs ce lundi.

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Publié le 13/02/2015

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