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Les Frères musulmans, du pouvoir aux ténèbres

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En moins de deux ans, la confrérie des frères musulmans est sortie de l’ombre, se hissant par la voie des urnes au sommet de l’Etat, elle est devenue la cible d’une contestation croissante, puis de la répression, avant de rejoindre, hier, la liste noire des terroristes.

Si le pouvoir peut se prévaloir du soutien d’une partie de la population qui avait appelé au départ du président Mohamed Morsi en juin dernier, cette décision vient cantonner les Frères Musulmans dans des registres familiers : la résistance et la clandestinité.

Créée en 1928 par Hassan al-Banna, la confrérie islamiste est officiellement interdite en 1954, mais tolérée. Elle verse alors dans l’activisme social et politique, investissant les mosquées, les universités ou les syndicats. Et quand ses membres se présentent aux élections de 2005, c’est sous l‘étiquette “indépendants”.

Lors des premières élections libres de l‘ère post-Moubarak, les candidats des Frères muslmans ne masquent plus leur appartenance, et raflent les victoires électorales. Mohamed Morsi devient président égyptien en juin 2012.

Un an plus tard, il est renversé, emprisonné, et accusé, avec d’autres responsables de la Confrérie, de “terrorisme”.
Les mouvements d’opposition des islamistes seront réprimés dans un bain de sang par les nouvelles autorités.

Affaiblis, comptant de nombreux cadres emprisonnés, les Frères musulmans continuent de contester le régime militaire.
Rassemblés dans une alliance anti-coup d’Etat, ils avaient annoncé il y a quelques jours qu’ils feraient campagne contre le référendum sur une nouvelle costitution, prévu à la mi-janvier.

“L’Alliance nationale de soutien à la légitimité annonce sa décision de boycotter ce référendum, non valide, et initié par une autorité fasciste, responsable d’un coup d’Etat sanglant”, a déclaré un membre de l’Alliance, Amr Farouk.

Si les Frères musulmans ont préféré le travail social à la violence par le passé, adhérant plus tard au processus démocratique, ils pourraient aujourd’hui reviser leur position.

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Publié le 26/12/2013

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