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Les 28 font bloc contre l’espionnage américain

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Les chefs d’Etats européens ont fait front commun à Bruxelles contre l’espionnage américain, après les multiples révélations, dont la dernière du Guardian, qui estime que la NSA a mis sur écoute une trentaine de dirigeants de la planète, dont Angela Merkel.

Berlin et Paris exigent des clarifications de la part de Washington et plaident pour la mise en place, d’ici la fin de l’année, de règles sur le renseignement avec les Américains. Mais la chancelière demande l’implication de tous sur ce dossier : ‘‘L’Allemagne et la France ne vont pas, en équipe, discuter pour tous les autres avec les États-Unis. Chaque pays doit entrer en contact avec les autorités américaines’‘, a souligné la chancelière en conférence de presse.

Établir des règles du jeu claires avec Washington en matière d’espionnage. C’est aussi le message adressé par François Hollande : “Avec la chancelière Angela Merkel, et soutenus par le Conseil européen, nous avons pris une initiative qui consiste à créer un cadre commun de coopération avec les États-Unis pour qu’il n’y ait plus ce type de pratiques et de dispositif de surveillance”, a déclaré à Bruxelles le président français.

Une délégation du Parlement européen se rendra lundi à Washington pour obtenir des explications sur les pratiques de la NSA. En attendant, les eurodéputés, dont le Belge Guy Verhofstadt (ALDE) réclament des mesures de rétorsion : ‘‘Nous avons demandé au Parlement européen la suspension de l’accord SWIFT sur la transmission des données financières entre l’Europe et les États-Unis, jusqu‘à ce que nous sachions ce qu’il s’est réellement passé. Quelles données sont collectées par les services de renseignement américains, et s’ils agissent dans le cadre ou en dehors de nos accords de coopération.’‘

Des mesures de rétorsion auxquelles s’opposent la France et l’Allemagne, qui craignent de lourdes conséquences sur les relations transatlantiques.

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Publié le 25/10/2013