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Législatives anticipées au Royaume-Uni : le jeu politique de Theresa May

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La décision de Theresa May d'appeler ave 'réticence' à la tenue de législatives anticipées marque son premier virage majeur en tant que Premier ministre. Ces dernières semaines, elle avait vigoureusement écarté la tenue d'un tel scrutin. Aujourd'hui, Theresa May assure ne plus avoir le choix.

La scène est propice à de nombreuses bagarres politiques. Le parti d'opposition Labour et son leader Jeremy Corbyn sont au plus bas dans les sondages, tandis que la cheffe du gouvernement écossais Nicola Sturgeon menace d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. Les partis du camp du 'Remain' auront également l'espoir de mettre quelques coups au parti euro-sceptique Ukip.

La décision de Theresa May intervient alors que la popularité de Jeremy Corbyn est loin d'être au zénith. Le chef des travaillistes a en effet bien du mal à convaincre l'opinion de sa capacité à mener l'opposition. Il reste une cible de choix pour nombre d'initiés qui pensent que sa politique d'extrême gauche n'a aucune chance de voir le parti élu.

Pour l'heure, les conservateurs disposent de 330 députés à la Chambre des communes contre 229 pour les travaillistes. Le Parti national écossais (SNP) compte, lui, 54 sièges. Huit pour les Libéraux-démocrates.

Le parti conservateur ne dispose que d'une courte majorité de 17 députés au parlement de Westminster. Theresa May visera sans doute à fortifier cette mince avance, d'autant que deux récents sondages donnent 21 points d'avance aux conservateurs.

La décision de Theresa May d'appeler à la tenue d'élections législatives trois semaines après le déclenchement du Brexit a créé la surprise. Les réactions ont fusé. La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notamment, a immédiatement dénoncé 'un des revirements les plus spectaculaires de l'histoire politique récente' destiné à 'forcer un Brexit dur et imposer de nouvelles coupes budgétaires en chemin'.

Du côté de l'Union européenne, selon un porte-parole du président du Conseil européen, ce scrutin anticipé ne 'change pas les plans des 27'. Les négociations pour déterminer les conditions de sortie du Royaume-Uni de l'Europe devraient commencer fin mai/début juin, pour un divorce effectif prévu fin mars 2019.

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Publié le 18/04/2017
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