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Le rêve brisé des réfugiés syriens, de plus en plus nombreux à vouloir quitter l’Europe

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Comme des milliers d'autres, Atia Al-Jassem et sa famille ont perdu toutes leurs illusions et ne pensent plus qu'à une chose, quitter l'Europe. Ces réfugiés syriens sont arrivés en Grèce il y a plus de trois mois. Evacués du camp d'Idomeni, ils ont compris que leur voyage vers le nord de l'Europe s'arrêterait là et que leurs conditions de vies resteraient déplorables.

'On ne s'attendait pas à être traité comme ça en Europe, confie Atia. On pensait qu'ils seraient plus humains, qu'ils prendraient soin de nous, de nos enfants, qu'ils protégeraient nos enfants. On pensait qu'on serait aidé. Mais c'est l'inverse qui s'est produit. L'Europe n'a aucune compassion pour nous.'

Alors la famille s'est remise en route. Son nouvel objectif : la Turquie, où vit le frère d'Atia. A bord de ce train, ils se rapprochent de la frontière turque. Mais c'est clandestinement qu'ils tenteront de la franchir. La voie légale serait trop longue et jalonnée d'obstacles administratifs.

La famille Hamwi, elle, a réussi à arriver jusqu'en Allemagne il y a deux ans. Mais elle vit avec une maigre allocation et sous surveillance permanente.

'Il y a l'humiliation, le manque de respect, dit la mère, Dania Rasheed. Nos vies sont instables, on subit une pression psychologique. Tout est interdit. Rien ne va. Ca n'a rien à voir avec la vie que nous avions en Syrie.'

Pour ces Syriens, plutôt rentrer au pays et y risquer sa vie que de continuer ainsi. Ils se sont renseignés sur les tarifs des passeurs car l'Allemagne ne prendra pas la responsabilité de les renvoyer dans un pays en guerre. Les Afghans et les Irakiens qui le souhtaient sont, eux, rapatriés par avion.

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Publié le 09/06/2016

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