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Le Premier ministre tchèque Jiri Rusnok remet sa démission

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Nommé le 10 juillet, et confronté à la défiance du Parlement mercredi dernier, le gouvernement de l‘économiste de gauche Jiri Rusnok passe la main.

Le président Milos Zeman l’a toutefois prié de régler les affaires courantes, en attendant son successeur.

Les principaux partis tchèques demandent des élections anticipées, ainsi que la dissolution du Parlement.

Sur ce dernier point, les députés doivent voter la semaine prochaine.

“Je suis convaincu qu’une fois que le Parlement aura voté son auto-dissolution, Mr le Président confirmera cette dissolution dès que possible, affirme le porte-parole du Sénat Milan Stech.”

En juin, le gouvernement de centre-droit était tombé après l’arrestation de la collaboratrice et maîtresse du Premier ministre, elle était accusée de corruption.

En juillet, le président Milos Zeman avait alors confié les rênes du gouvernment à l‘économiste de gauche Jiri Rusnok, son conseiller, plutôt qu‘à la candidate de la coalition de gauche, au pouvoir, ce qui avait déclenché la crise politique.
Un mois plus tard, les députés ont refusé d’accorder leur confiance au gouvernement de technocrates de Rusnok.

“On entre dans une phase au cours de laquelle on voit s‘étendre le pouvoir du Président Milos Zeman au détriment des partis politiques, estime l’analyste politique Jindrich Sidlo.
Ces deux derniers mois, le président tchèque s’est comporté comme s’il était le seul chef de la politique tchèque.”

Cette crise politique, qui voit deux gouvernements démissionner en moins de trois mois, intervient alors que la République tchèque a renoué avec la récession l’année dernière.

Les législatives anticipées pourraient se tenir entre fin aout et fin octobre; pour l’heure, les sociaux démocrates sont en tête des sondages.

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Publié le 13/08/2013

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