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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras face au dossier Macédoine

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A quelques jours de la venue du médiateur des Nations unies, Matthew Nimetz, qui se rendra à Athènes (Grèce) puis à Skopje (Macédoine), le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a entamé, samedi 27 janvier 2018, des discussions avec l'ensemble des formations politiques sur le sujet sensible du changement de nom réclamé par la Macédoine voisine. Il a aussi rendu compte au président de la République, Prokopis Pavlopoulos, de ses échanges, à Davos (Suisse), avec son homologue macédonien.

Il lui a dit avoir jugé positive la décision de la Macédoine de débaptiser ses deux infrastructures nommées "Alexandre le Grand" et de rebaptiser l'autoroute Nord-Sud entre les deux pays en une "autoroute de l'amitié". Un progrès, selon le Premier ministre, dans ce dossier qui empoisonne les relations entre les deux pays, et bloque les candidatures de la Macédoine à l'Union européenne et à l'OTAN, la Grèce y mettant son veto.

Le président du principal parti d'opposition, Nouvelle Démocratie, Kyriákos Mitsotákis, ne partage pas l'avis du chef du gouvernement. "La façon dont ces négociations évoluent me préoccupe beaucoup, a-t-il commenté. Notre gouvernement fait déjà des concessions sans avoir de contreparties." Les autres représentants politiques rencontrés par Alexis Tsipras, la présidente du Pasok, Fófi Yennimatá, le secrétaire général du Parti communiste, Dimítris Koutsoúmbas, et le président de Potami, Stávros Theodorákis, lui ont également fait part de leur insatisfaction.

Le front uni que le gouvernement veut constituer sur ce sujet est encore loin d'être atteint. D'autant qu'à mesure que les négociations avanceront, la tension risque de monter.

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Publié le 27/01/2018
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