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Publié le 12/03/2018

Le Festival du documentaire de Thessalonique fête ses 20 ans et la vie

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20 ans, c'est le bel âge atteint en ce début mars par le Festival du film documentaire de Thessalonique en Grèce. Cette édition a été marquée par la projection de 228 documentaires du monde entier, plusieurs hommages et la présence d'invités de marque.

Simon Lereng Wilmont a remporté la récompense suprême - l'Alexandre d'or -, ainsi que le Prix de la Fédération internationale des critiques de films pour son documentaire : The Distant Barking of Dogs qui suit un petit garçon dans une Ukraine en proie à la guerre.

Le prix spécial du Jury a été attribué à Meteors du turc Gürcan Keltek et à Baronesa de Juliana Antunes, portraits de femmes dans les favelas de Belo Horizonte.

'Un genre passionnant'

'Pour ce 20ème anniversaire, on voulait montrer que le documentaire est un genre passionnant : il l'est souvent plus que les films de fiction avec des acteurs, assure Orestis Andreadakis, directeur du Festival du film documentaire de Thessalonique. Notre objectif dans l'avenir, c'est de présenter à Thessalonique des documentaires qui sont des drames, des comédies, des aventures, des thrillers, des films d'animation : des documentaires qui illustrent les innombrables facettes de notre monde.'

Cinéma expérimental

Un hommage a été rendu au cinéma expérimental de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor, réalisateurs et anthropologues au Laboratoire d'ethnographie sensorielle de l'Université d'Harvard. Leur documentaire 'Leviathan': veut replacer l'homme dans son environnement.

'Je crois que nos films sont moins anthropocentriques que la majorité des documentaires et des films en général, reconnaît Véréna Paravel avant d'ajouter : Mais je ne dirais pas que les hommes n'ont aucune importance, ils en ont beaucoup, mais leur position est rééquilibrée par rapport aux autres composants de l'univers.'

Lucien Castaing-Taylor renchérit : 'Je crois qu'on fait partie intégrante du monde et de l'environnement et que les hommes l'oublient : c'est pour cela qu'on a détruit l'environnement. On est aussi les seuls animaux qui oublient leur statut d'animal, on pense qu'on est totalement uniques, qu'on n'a rien à voir avec notre environnement, d'autres espèces ou le monde inanimé, estime-t-il. Donc on espère recréer le lien de l'humanité avec les autres animaux et avec les végétaux et les minéraux,' insiste-t-il.

Le festival se veut aussi un incubateur de documentaires grâce à sa section Agora Doc Market où cette année, près de 500 projets de films ont été présentés à plus de 150 professionnels du secteur.

'Tout s'est très bien passé : on a battu le record du nombre de participants professionnels, de nouvelles collaborations nous ont aidés à aboutir à un résultat très positif, il y a eu de nombreuses avancées, se réjouit la directrice d'Agora Doc Market, Yianna Sarri. On espère que dans les prochaines années, on pourra voir ces nouveaux projets sur les écrans à Thessalonique, mais aussi dans d'autres festivals,' dit-elle.

Réalité virtuelle

La réalité virtuelle avait sa compétition dédiée lors de cette 20ème édition. Sept films étaient en lice, synonymes d'expériences immersives nouvelles pour les spectateurs.

'C'est vraiment unique, c'est la première fois que je regarde quelque chose en réalité virtuelle, raconte une jeune femme après une séance. J'essaie encore d'assimiler ce que je viens de vivre, c'est incroyable,' fait-elle remarquer.

'Le Festival du documentaire fête ses 20 ans : Thessalonique a porté cet évènement dès l'origine, la ville a contribué à faire de ce petit évènement régional, un rendez-vous incontournable en Europe et les perspectives de développement sont encourageantes,' indique notre reporter Yorgos Mitropoulos.

Le Festival de Thessalonique a aussi son pendant dédié au cinéma chaque année, en novembre. euronews était présent lors de sa dernière édition.

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