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Le fardeau européen de Juncker…

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Parmi les reproches faits au premier ministre sortant, il y a celui de s‘être trop laissé accaparer par l’Europe et d’avoir délaissé son pays. Sur les 18 ans passé à la tête du Grand-Duché, il en a passé huit à la tête du groupe des ministres de la zone euro, et de nombreuses nuits blanches à ébaucher des scénarios de sortie de crise.

“ Il est clair que son influence à l‘échelle européenne, informelle et formelle, a fait que beaucoup plus que d’autres premiers ministres, il s’est occupé des affaires européennes “ , explique le politologue Pascal Delwit. “ Il faut aussi dire que ce n’est pas exactement la même chose d‘être premier ministre d’un Etat de quelques centaines de milliers de personnes, c’est important, mais ce n’est pas la même chose que par exemple d‘être chancelier allemand ou président de la République en France. “

Pour l’eurodéputée luxembourgeoise Astrid Lulling, qui appartient au même parti que Juncker, la crise ne lui a pas laissé le choix :

“ Effectivement, chef de l’Eurogroupe, ça lui a pris énormément de temps, mais vous savez, moi, je suis plus rassurée lorsqu’il s’occupe en priorité de l’Eurogroupe et de l’euro, qui est aussi mon argent, et qu’il fait en sorte que l’euro survive, ce qui est essentiel aussi certainement pour le Luxembourg. “

Jean-Claude Juncker avait nourri en 2009 l’espoir de devenir le président du Conseil européen. L’opposition de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel l’en aura empêché. A présent, c’est pour garder les rênes du Luxembourg qu’il entend ferrailler.

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Publié le 11/07/2013

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