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La Turquie fait monter les enchères pour endiguer l’immigration clandestine.

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A Bruxelles ce qui ne devait être qu'un déjeuner de travail s'est transformé en dîner turco-européen. Au menu ce soir, Ankara a ajouté une copieuse suggestion: récupérer tous les migrants qui entrent illégalement en Grèce ainsi que tous les réfugiés syriens. Ces derniers seraient alors mis sur liste d'attente pour être réinstallés dans un pays de l'Union.

'La tenue de ce sommet montre que la Turquie et l'Union européenne ont besoin l'un de l'autre', a indiqué le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, à son arrivée à Bruxelles. 'Il reste de nombreux défis à affronter et la seule façon d'y répondre, c'est la solidarité. Je suis certain qu'on va pouvoir répondre à ces défis grâce à la coopération. La Turquie est prête à travailler avec l'Union européenne et à devenir un membre de l'Union.'

Devenir membre de l'Union, c'est tout l'enjeu. En échange de sa coopération, la Turquie veut accélérer le processus d'adhésion et la libéralisation des visas vers l'UE. Par ailleurs, Ankara demande à Bruxelles de doubler son aide financière à partir de 2018 pour atteindre 6 milliards d'euros. Pour le président du Parlement européen, le jeu en vaut la chandelle.

'Un réfugié qui est entre les mains d'un trafiquant et qui arrive sur une île grecque et que l'on retransfert de l'autre côté de la rive, en Turquie, en lui disant : 'enregistre toi là et tu pourras ensuite offciellement, dans un cadre de réinstallation et de relocalisation être retransféré en Europe', c'est un coup contre les trafiquants, ce n'est pas un coup contre les réfugiés', a déclaré Martin Schulz.

Selon certaines sources au Conseil, la proposition turque a reçu un accueil favorable parmi les 28 et pourrait servir de base à un nouvel accord entre l'Europe et la Turquie.

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Publié le 08/03/2016