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La Turquie annonce la création d’un Interpol islamique contre les jihadistes

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La 13ème conférence annuelle de l'Organisation de la coopération islamique s'est déroulée à Istanbul, rassemblant plus de 50 pays, dont 30 chefs d'Etats, avec l'objectif de lutter contre le jihadisme et d'apaiser la région.

Le président turc a annoncé officiellement la prochaine création d'une nouvelle organisation, une sorte d'Interpol islamique, basée à Istanbul, pour coordonner la lutte antiterroriste, mais il n'a donné aucun détail sur le fonctionnement précis de cette structure.

Recep Tayyip Erdogan, président turc:'Pourquoi devons-nous attendre une aide extérieure pour affronter nos différends et faire face aux actes terroristes qui se produisent dans les pays musulmans? Nous devons nous en occuper nous-mêmes, nous devons trouver la solution à travers l'alliance islamique.'

Parmi les hôtes de la Turquie, le roi Salmane d'Arabie saoudite et le président iranien Hassan Rohani, ainsi que le ministre égyptien des Affaires étrangères, une première depuis l'arrivée au pouvoir du général al-Sissi.

La Turquie a aussi rappelé qu'une solution au conflit israélo-palestinien passait d'abord par un gel des colonies israéliennes, et la reconnaissance de la Palestine.

Au-delà du terrorisme, le thème principal était l'unité, qui doit passer selon cet analyste, par de vastes changements.

Dr. Ragip Kutay Karaca, Université Gelisim :'Il doit y avoir une transformation ici. Cela ne peut se faire qu'avec plus de démocratie et plus de bien-être. Le monde arabe possède des sources de richesse naturelles. Il a des ressources pétrolières et gazières incroyables. Mais qui s'occupe du raffinage? Qui dirige la politique énergétique? Ce sont les pays de l'ouest. Si vous ne trouvez pas un consensus, vous devez résoudre chaque problème dans le monde islamique avec les critères de l'Ouest.'

Les dirigeants turc et saoudien ont signé un accord pour une coopération entre les deux pays.

Dans le même temps le Parlement européen s'est dit 'préoccupé' par le recul de l'Etat de droit en Turquie, estimant que ce pays s'éloigne de la réalisation des critères qu'il doit respecter s'il veut adhérer à l'UE.

Bora Bayraktar, Euronews : 'Les discussions ont eu lieu dans une atmosphère d'autocritique. Voir ensemble, les dirigeants iraniens et saoudiens, ainsi que le ministre égyptien des Affaires étrangères, sur le sol turc, montre au moins que le monde islamique essaye de garder un minimum de dialogue et de communication.'

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Publié le 15/04/2016

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