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La Hongrie aux urnes le 6 avril

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La Hongrie se prépare à une rude bataille en vue des législatives du 6 avril.

Le président a annoncé ce week-end la date des élections, les premières à se tenir depuis la réforme électorale de janvier 2013 concoctée par le Premier ministre Victor Orban. Un seul tour de scrutin désormais, 199 députés à élire au lieu de 386… Au pouvoir depuis 2010, le chef du gouvernement conservateur et son parti Fidesz sont donnés grands favoris avec 47% à 52% des intentions de vote. L’une des grosses questions sera de savoir s’il gardera la majorité des deux tiers qui lui confère tout pouvoir depuis 4 ans.

En face, le nouveau système de scrutin a obligé l’opposition à dépasser ses divisions. Mardi dernier, les socialistes, le parti Ensemble 2014 de Gordon Bajnai, et le parti Coalition démocratique de Ferenc Gyurcsany ont fini par conclure un accord de liste commune menée par le dirigeant socialiste Attila Mesterhazy. Le parti de ce dernier est crédité de 27% des intentions de vote, les deux premiers de 5% chacun.

Troisième force en présence, et non des moindres, le mouvement d’extrême-droite Jobbik mené par Gábor Vona. Entré au Parlement en 2010 avec de 17 pour cent des voix, le parti radical antisémite et anti-roms, malgré une rhétorique moins offensive au fil du temps, ferait un score moins important, entre 11 et 14 pourcent de voix selon les sondages.

Pour le politologue Gábor Török, la bataille sera rude:
“Si je peux me permettre l’expression, je dirais que c’est une situation électorale de guerre froide, sans d’affrontement bien sûr, mais ou les mots employés par les protagonistes font penser qu’ils sont vraiment positionnés de part et d’autre d’une barricade.”

Il faut dire que le défi est de taille : même très critiqué chez lui et dans l’Union européenne pour ses dérives autocratiques et ses réformes jugées liberticides et non conformes au droit communautaire, Viktor Orban peut se targuer d’une nette amélioration du contexte économique depuis plusieurs mois, ce qu’il ne manquera pas de mettre en avant.

Face à une opposition qui doit encore tres vite s’entendre sur un programme, il sait aussi compter sur un appareil d’Etat entièrement aux mains de son parti.

“On verra si l’homme politique le plus expérimenté et le plus controversé de Hongrie sera en mesure de gouverner à nouveau le pays, ou s’il pourrait être battu par l’opposition de gauche, forcée de s’unir pour ces élections par le nouveau système électoral qu’il a mis en place” conclut notre correspondante Andrea Hajagos.

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Publié le 21/01/2014

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