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La fondation turque Dilruba au secours des veuves et des orphelins syriens

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Quand la fondatrice de l'association turque d'aide au logement Dilruba est venue pour la première fois dans la ville d' Akçakale dans la province de anliurfa, elle a été choquée par la situation de détresse des enfants et de leurs mères, des veuves de guerre, qui n'avaient pas d'endroits sûrs et décents où trouver refuge. La Fondation a donc loué un ancien hôpital avec une soixantaine de chambres. Il y a quatre mois, ces Syriennes et leurs enfants ont pu commencer à s'installer.

(function(d, s, id) (document, 'script', 'facebook-jssdk'));Cümlenin evlâdina masallah bârekallah....Posté par HocAnne sur mardi 7 avril 2015

Mahira Abdayun est arrivée en Turquie, après avoir perdu une partie de sa famille dans un bombardement près d'Idlib. Elle a quatre enfants et vit dans ce centre :

'Dès le début des évènements, le régime est entré dans les villages aux alentours d'Idlib et mon mari et ma fille sont morts lors d'un bombardement du régime. J'étais avec eux. Mon fils, celui-ci, était dans les bras de son père. Ils sont tous morts sous mes yeux. Après je suis venu ici en Turquie.'

Le centre accueille 80 orphelins, 20 veuves et une dizaine de personnes handicapées. Les enfants apprennent à lire, à écrire, ils jouent.
Kübra Keskin leur apprend les bases du turc :

'Quand on lit des histoires et que le mot père apparaît, cela les affecte...Quand ils entendent un bruit soudain, ils ont peur. La frontière est juste à côté et le bruit des tirs les effraie, ils pleurent, c'est dur, c'est vraiment dur, j'ai de la peine pour eux, j'espère qu'ils vont aller mieux.'

Le centre a besoin de 9 000 euros par mois pour continuer de fonctionner, et Hatice Okur, la fondatrice a encore bien d'autres projets :

'Nous avons une maternelle pour les touts-petits, nous pensons ouvrir toute une école et nous voulons leur permettre d'apprendre un métier. Bientôt, quand les enfants auront un peu grandi, nous souhaitons que ces mamans puissent avoir leurs propres maisons et commencent une nouvelle vie. Si les mamans apprennent le turc, il leur sera plus facile de louer un appartement,par exemple, c'est notre objectif.'

Et notre correspondant en Turquie, Bora Bayraktar de conclure, 'le devenir des veuves et des orphelins est un des principaux problèmes de la guerre civile en Syrie. Certaines ONG ont commencé à s'impliquer, mais ils sont tellement nombreux que des projets comme celui de la Fondation Dilruba sont plus que nécessaires.'

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Publié le 05/03/2016
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