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La détention des Pussy Riot n’a pas entamé leur détermination à chasser Poutine

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Les Pussy Riot n’ont rien perdu de leur détermination.
Après des mois d’emprisonnement dans un camp de travail, deux des trois jeunes femmes russes sont toujours déterminées à se battre contre le système et pour la défense des droits de l’homme en Russie. Nadejda Tolokonnikova dit toujours vouloir “chasser” le président Vladimir Poutine du pouvoir et le voir remplacé par l’ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski.

Devant un parterre de journalistes, Maria Alekhina, 25 ans et Nadejda Tolokonnikova, 24 ans ont tenu vendredi à Moscou leur première conférence de presse de femmes libres. Elles ont été libérées lundi après avoir été amnistiées en vertu d’une loi approuvée par le Parlement russe. Une amnistie interprétée comme une volonté du Kremlin d’améliorer l’image de la Russie à l’approche des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi.

Cette fois, la lutte va prendre une autre forme que la chanson. Leur projet reste encore flou mais il a déjà un nom “Zone de droits”. Il s’agit de réunir toutes les bonnes volontés, anonymes, juristes, médecins, ONG, membres de la société civile, pour faire avancer ce dossier. Elles veulent faire connaître au monde les conditions de détention des prisonniers dans les camps russes. Des prisonniers qui une fois libérés, doivent être pris en charge disent-elles pour pouvoir s’insérer dans la société et ne pas retomber dans le milieu de la criminalité.

Le groupe contestataire punk rock a besoin d’aide et d’argent. Elles nient avoir demandé l’aide financière de l’oligarque russe et critique du Kremlin Mikhaïl Khodorkovski, lui aussi gracié cette semaine par Vladimir Poutine. Pour autant, elles ne rejettent aucune collaboration avec lui :“Il est une autorité morale pour nous, son expérience de la prison est beaucoup plus grande que la nôtre, nous espérons qu’il pourra également travailler dans le domaine des droits des détenus, et s’il veut coopérer , ce sera un grand honneur pour nous , mais ce sera une coopération d’idées, pas une coopération financière” a précisé Nadejda Tolokonnikova.

Les deux jeunes femmes avaient été condamnées en août 2012 à deux ans de camp pour avoir chanté une prière “anti-Poutine” dans la cathédrale Saint-Sauveur de Moscou. Elles devaient initialement sortir de détention en mars 2014.

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Publié le 27/12/2013

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