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Kerry-Lavrov, acte 2 à Genève

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Le secrétaire d’Etat américain et le ministre russe des Affaires étrangères ont campé hier sur leurs positions en étalant leurs divergences sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien.

John Kerry a rappelé que Washington “maintenait sa pression” sur Damas et que le recours à la force qui s‘était éloigné avec la proposition russe, n‘était toujours pas exclu en cas d‘échec de la voie diplomatique.

“Notre défi consiste ici à Genève à tester la viabilité de placer les armes chimiques d’Assad sous contrôle international, les retirer de la Syrie et les détruire pour toujours”, explique John Kerry.

Sergueï Lavrov a rappelé l’engagement pris par Assad sur ce point et sa volonté de faire adhérer la Syrie à l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques. L’ONU affirme avoir reçu hier un document en ce sens.

Mais ces discussions de Genève doivent aussi permettre d’aller plus loin : “Le développement des événements nous donne une occasion supplémentaire d’organiser la conférence Genève II, afin de dépasser le stade de la confrontation militaire pour prévenir les menaces terroristes qui se développent en Syrie et dans toute la région”, affirme Sergueï Lavrov.

Une erreur de traduction a par ailleurs donné lieu hier à un léger moment de détente dans la forme mais à une mise au point très ferme sur le fond. Alors que John Kerry se plaignait de ne pas avoir la traduction complète, Sergueï Lavrov lui a dit de ne pas s’inquiéter. Et le secrétaire américain de répondre : “Vous voulez que je vous croie sur parole ? C’est un peu tôt pour cela”, manière de dire ouvertement que le chemin est encore bien long pour parvenir à un accord.

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Publié le 13/09/2013

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