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Publié le 13/02/2018

Jacob Zuma poussé à la démission

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La démission de Jacob Zuma mettra-t-elle un terme à la crise politique qui paralyse l'Afrique du Sud ?

Rien n'est sûr mais c'est ce qu'espère le parti au pouvoir, le Congrès national africain, afin d'éviter une catastrophe aux élections générales de 2019.

Ce mardi, l'ANC a ordonné la démission du président mis en cause dans de nombreuses affaires de corruption.

Au terme de discussions-marathon, le Comité national exécutif (NEC) de l'ANC a "rappelé" mardi avant l'aube le président, a confirmé le secrétaire général de l'ANC, Ace Magashule. "Nous ne lui avons donné aucune date butoir" mais "je sais que le président va répondre demain" , a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Johannesburg.

Jacob Zuma, muet depuis plusieurs jours, n'a pas encore communiqué officiellement sa position.

En théorie, c'est donc la fin pour Jacob Zuma. Mais le président, réputé retors, n'a aucune obligation constitutionnelle de se soumettre à la décision du NEC. S'il refuse d'obtempérer, l'ANC pourrait lui forcer la main et déposer une motion de défiance au Parlement.

L'actuel président est associé à une série de scandales qui ternissent l'image de son parti, au pouvoir depuis la fin de l'apartheid en 1994. Il a été reconnu coupable de violation de la Constitution, il est menacé d'inculpation dans une vieille affaire de pots-de-vins et son nom est intimement associé à celui de la sulfureuse famille d'hommes d'affaires Gupta, au coeur d'autres dossiers de détournements de fonds ou de trafic d'influence.

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