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Jacob Zuma laisse planer le doute sur son éventuelle démission

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Lors d'un entretien à bâtons rompus diffusé en direct par la télévision publique SABC, M. Zuma est sorti du silence qu'il observe depuis son "rappel" par l'ANC pour défendre son refus de quitter sur le champ le pouvoir.

"C'est très injuste que ce sujet soit soulevé en permanence" , a estimé le chef de l'Etat, "je n'ai rien fait de mal (...), je suis en désaccord avec la décision" du parti. Mais il a refusé de préciser ses intentions. "Je vais faire une déclaration aujourd'hui sur le sujet, c'est important que je la fasse", s'est-il contenté d'indiquer.

Après des semaines de vaines tractations qui ont plongé le pays dans une crise politique majeure, la direction de l'ANC a ordonné mardi au chef de l'Etat, éclaboussé par de multiples affaires de corruption, de quitter immédiatement ses fonctions.

Deux heures avant l'entretien de M. Zuma, l'ANC, lassé d'attendre le bon vouloir du président, a pris les devants en annonçant qu'il voterait jeudi au Parlement une motion de défiance contre le chef de l'Etat. Si la motion est adoptée - ce qui fait peu de doute -, M. Zuma n'aura alors pas d'autre choix que de se retirer, ce qu'il a concédé mercredi. "Si le parlement dit qu'il ne me veut pas, je partirai" , a-t-il déclaré.

L'ANC est déterminé à aller très vite. Le parlement devrait élire "d'ici vendredi" le nouveau chef de l'ANC et actuel vice-président du pays, Cyril Ramaphosa, au poste de président de la République, a précisé Paul Mashatile.

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Publié le 14/02/2018
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