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Iran : la révolution cinématographique

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Câétait à Cannes en mai dernier toute lâéquipe du film âLe passéâ gravissait les marches. Le film était en sélection officielle et son actrice principale Bérénice Béjo avait reçu le Prix dâinterprétation féminine. Câétait la première fois que son réalisateur Asghar Farhadi déjà auréolé de prix pour Une Séparation et A propos dâElly foulait le sol cannois.

Asghar Farhadi est une locomotive pour une génération de réalisateurs iraniens comme on a pu le constater lors de la foire internationale du cinéma qui sâest tenue à Téhéran. Nikki Karimi est une actrice iranienne : âCâest vraiment génial. Il y a toute une nouvelle génération qui fait de très bons films. Elle va vraiment de lâavantâ.

Des master class sont organisées comme celle de Shahram Mokri, un jeune réalisateur qui a récemment sorti le film âFish and Catâ. Un film plusieurs fois primé dont aux Festivals du film de Lisbonne, de Dubaï, ou encore de Venise.

On compte aujourdâhui dans la capitale iranienne quelque 60 écoles ou institutions de cinéma. A âKarnamehâ un institut de formation dâart et de cinéma les plus grands réalisateurs comme Farhadi, Abbas Kiarostami ou encore Nasser Taghvaie donnent des cours.

Sharam Mokri : âLâOscar de Farhadi a marqué le début dâune nouvelle ère du cinéma iranien, il travaille désormais plus étroitement avec le cinéma mondial. Il devient de plus en plus internationalâ.

Cet Oscar câest celui du meilleur film étranger âUne séparationâ câétait en 2012.

Une centaine de films sont tournés chaque annéeâen Iran et doivent composer avec les régles de la censure. Citons enfin le réalisateur Jafar Panahi condamné à de la prison pour je cite âpropagande contre le régimeâ.

http://www.hollywoodreporter.com/review/fish-cat-mahi-va-gorbeh-655586

http://variety.com/2013/film/reviews/venice-film-review-fish-cat-1200615586/#

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Publié le 08/03/2014

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