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Intervention en Syrie: le compte à rebours a commencé

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L’hypothèse d’une frappe militaire en Syrie est désormais plus que probable. L‘évacuation de ressortissants russes mardi en est un nouvel indice.

Les signes avant-coureurs se multiplient ces derniers jours. La diplomatie américaine enchaîne les déclarations, chaque jour un peu plus explicites. Pour la première fois, le vice-président Joe Biden a clairement pointé du doigt la responsabilité du régime dans l’attaque chimique:

“Suivant les recommandations du président Obama, nous tous et son équipe de Sécurité Nationale avons été en contact étroit avec nos homologues étrangers. Le président croit et je crois que ceux qui utilisent des armes chimiques contre des hommes, des femmes et des enfants sans défense doivent rendre des comptes.” a-t-il déclaré.

La Maison Blanche et le département d’Etat ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils avaient exclu l’envoi de troupes au sol. Les chefs d’etat-major de puissances occidentales et de plusieurs pays arabes se sont réunis lundi en Jordanie. Plusieurs options ont été évoquées dont des frappes contre des installations militaires.

“Bien sûr si on dispose des informations, on s’en prend aux unités qui ont utilisé les armes chimiques. Si on cherche simplement à lancer une seule frappe symbolique, peut-être qu’on visera des palais. Cependant si on s’en prend aux défenses ou aux bases aériennes, c’est un avertissement que l’on pourrait aller beaucoup plus loin si la situation l’exige.” estime Michael Robin, spécialiste des questions de politique étrangère.

Lors d’une conférence de presse à Damas, le ministre syrien des Affaires étrangères Woualid Moualem a comparé l’argument des armes chimiques à celui des armes de destruction massives en Irak en 2003.

“En cas d’agression, nous aurons deux options: se rendre, ou nous défendre en utilisant toutes les options et les moyens valables.” a-t-il également déclaré.

Les représailles de Damas semblent avoir déjà commencé sur internet. L’armée électronique syrienne soutenant Bachar Al-Assad s’est attaqué au nom de domaine du réseau social Twitter, mais aussi au site du New York Times, en panne depuis plusieurs heures.

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Publié le 28/08/2013