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Hongrie : J-3 avant le référendum sur les migrants

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Les Hongrois se prononceront ce dimanche pour ou contre la directive de Bruxelles sur la répartition des réfugiés entre pays membre de l'Union européenne.

La question sera formulée ainsi : 'voulez-vous que Bruxelles prévoit l'immigration en Hongrie de personnes n'ayant pas la nationalité hongroise, ce contre la volonté du Parlement ? ' Le premier ministre Viktor Orbán, qui est à l'initiative de ce référendum, appelle à voter 'non'.

Le gouvernement a sponsorisé une impressionnante campagne publicitaire anti-migrants. Dans les rues de Budapest, les affiches sont partout : 'Le saviez-vous ? Bruxelles veut construire une ville de migrants illégaux en Hongrie', lit-on sur une pancarte du gouvernement. 'Le saviez-vous ? Les terroriste de Paris étaient des migrants', dit une autre. Ou encore : 'Le saviez-vous ? Depuis le début de la vague migratoire, le nombre de femmes abusées sexuellement est en pleine croissance en Europe'.

Des arguments qui trouvent un certain écho dans la population. 'Les autres pays, qui ont accepté les migrants, regardez les problèmes qu'ils ont. Ils violent les femmes' prétend un habitant de la capitale.

La campagne du gouvernement est tournée en ridicule par certains partisans du oui, comme le parti du Chien à Deux Queues : 'Le saviez-vous: un million de hongrois veulent se rendre en Europe', répond le mouvement à une affiche pour le 'non' selon laquelle 'un million de migrants veulent venir de Libye en Europe'.

Une habitante de la Budapest explique : 'la campagne du Chien à Deux Queues est sa préférée. C'est la meilleure réponse à la situation absurde créée par le Fidesz', le parti au pouvoir.

Un an après, rien n'a changé pour les réfugiés en Hongrie : https://t.co/WQpJ2zMNzT- Amnesty France (@amnestyfrance) 28 septembre 2016

Dans un communiqué publié cette semaine, Amnesty international, accusait Budapest d'être dans 'l'illégalité' au regard du droit européen, en 'refusant un accès réel à l'asile'. Le gouvernement conservateur de Viktor Orbán avait l'an dernier fait ériger une barrière aux frontières serbe et croate, et modifié le Code pénal hongrois pour faire de l'entrée irrégulière sur le territoire une infraction.

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Publié le 29/09/2016

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