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Publié le 26/01/2018

Grèce-ARYM : "Nous devons bâtir des relations amicales"

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À l'issue d'une réunion à Davos avec son homologue grec Alexis Tsipras, le Premier ministre macédonien, Zoran Zaev, a accepté de débaptiser l'aéroport international "Alexandre le Grand", dont le nom faisait l'objet d'un contentieux avec Athènes. À l'instar du nom même du pays "Macédoine", la Grèce y voit une usurpation de son patrimoine historique et géographique.

"Nous ne voulons pas d'une Grèce fermée, phobique"

Interviewé par euronews, le vice-Premier ministre grec se félicite de la décision de Skopje, mais attend davantage de concessions de la part du petit pays voisin que les Grecs appellent encore Ex-République yougoslave de macédoine :

"Il y a des problèmes concernant ce qui est écrit dans la Constitution ou dans les livres scolaires. Tout un mythe a été construit sur les origines de ce pays. Il doit y avoir un engagement clair que cela sera effacé", indique Ioánnis Dragasákis. "Nous ne voulons pas d'une Grèce fermée, phobique, nous voulons contribuer à résoudre les problèmes de la région et bâtir des relations amicales avec tous."

Le gouvernement Tsipras s'est dit prêt toutefois à accepter que le petit pays adopte un nom qui comprenne le mot "Macédoine", comme "Nouvelle Macédoine". Une proposition très critiquée en Grèce.

Athènes prépare l'après plan d'aide

Au coeur des débats également en Grèce, la relance de son économie, toujours soutenue par un plan d'aide international. La zone euro a donné son accord de principe au déblocage d'un nouveau versement de 6,7 milliards d'euros, alors qu'à Athènes, on prépare l'après plan-d'aide :

"Nous avons une feuille de route qui a été acceptée par les institutions. D'ici le mois d'août, nous allons une fois de plus essayer de conquérir les marchés. Nous sommes en train de constituer une réserve de trésorerie, qui doit nous garantir un accès sûr aux marchés internationaux."

La zone euro estime qu'Athènes a mis en oeuvre l'essentiel des réformes qui lui était réclamées en échange de son soutien financier. Des réformes sur lesquelles le gouvernement Tsipras n'entend pas revenir.

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