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Grèce : à la recherche d’un subtil équilibre entre rigueur et relance

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Au-delà de ses promesses de campagne, quels sont les défis qui attendent le nouveau gouvernement grec ? Comment va-t-il ramener le pays sur la voie de la croissance tout en négociant un nouvel accord avec ses bailleurs de fonds ? La réponse dans ce numéro de Real Economy.

Avant d'aller plus loin, retour sur la douloureuse Odyssée de la Grèce et avec elle, de toute l'Europe, pour sortir de la crise. Place à notre cours accéléré.

En 2009, la crainte d'un éventuel défaut de paiement précipite la Grèce dans la crise. En échange de l'adoption d'un plan de rigueur draconien, la Troïka - Union européenne, FMI et Banque centrale européenne - lui accorde, en 2010, une première tranche d'aide.

En 2011, la Grèce reçoit 109 milliards d'euros supplémentaires du Fonds européen de stabilité financière. Athènes propose alors un effacement de 50 % de sa dette sous conditions, mais c'est sans compter la démission du Premier ministre et la formation d'un nouveau gouvernement.

En 2012, nouvelle aide de 130 milliards d'euros. En contrepartie, la Grèce augmente encore les impôts et réduit les pensions de retraite dans le cadre d'un 4e plan d'austérité.

En 2013, austérité toujours : le gouvernement taille dans la fonction publique et le chômage explose. Malgré tout, la Grèce réussit sa première émission obligataire depuis 4 ans.

Enfin, sur fond de grogne sociale, Syriza, le parti de la gauche radicale, arrive en tête aux élections européennes de 2014 et se lance dans la campagne pour les législatives grecques qu'il remporte en janvier 2015.

En Grèce, le mot réforme revient en boucle depuis 4 ans. Alors, comment la population a vécu les différents plans d'austérité ? Pour le savoir, direction Kallithéa. Ici, le mot réforme pourrait enfin prendre un tout autre sens : celui de revenu minimum garanti qui pourrait prendre la forme d'une allocation mensuelle versée, sous certaines conditions, aux chômeurs de longue durée en fin de droits.

L'équipe de Real Economy a également rencontré Giorgos Stathakis, le nouveau ministre grec de l'Économie, des Infrastructures, des Affaires maritimes et du Tourisme. Alors, comment compte-t-il, dans les cent prochains jours, mettre en oeuvre et financer son programme de développement ?

Voici sa réponse : 'au cours de nos cent premiers jours au pouvoir, l'idée est de poursuivre les projets de développement en lien avec les principales infrastructures publiques. Parallèlement, il faut trouver des solutions pour les PME surendettées afin qu'elles puissent sortir la tête de l'eau et renouer avec la croissance. Il y a également deux autres domaines qu'il est crucial de réformer selon les créanciers : l'administration publique et l'économie. En ce moment, il existe un élan réformateur en faveur de la croissance au sein de l'économie grecque qu'il nous faut encourager.'

Enfin, qui, de la Grèce ou de la Troïka, cèdera la première ?
De fait, depuis l'arrivée au pouvoir de Syriza, une véritable partie de poker se joue entre le gouvernement grec fermement décidé à renégocier sa dette publique et ses principaux créanciers - la BCE, le FMI et la Commission européennes.

Pour le savoir, regardez le dernier numéro de Real Economy.

Tous nos remerciements à l'hôtel Grande-Bretagne d'Athènes

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Publié le 07/02/2015
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