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“Fukushima mon amour” au Panorama de la Berlinale

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Qu'est-ce que cela fait de tout perdre ? Le dernier film de la réalisatrice allemande Doris Dörrie 'Fukushima mon amour', en course dans la catégorie Panorama de la Berlinale, a pour thème le passé, la souffrance et la manière de construire l'avenir.

Marie se rend à Fukushima après la catastrophe nucléaire, avec l'organisation Clowns4Help pour remonter le moral aux réfugiés, pour la plupart âgés. Elle est pleine de doutes. Beaucoup de gens ici ont perdu toute leur vie. Marie se lie d'amitié avec Satomi, la dernière geisha de Fukushima.

'Je voulais savoir ce que l'on ressent quand tout est radiocatif, et que vous ne savez pas quoi faire. Que ressent-on quand tout ce qui nous entourait a disparu. Pour moi, c'était très important d'expérimenter tout cela physiquement avec mon propre corps. Sinon, c'est impossible de raconter une histoire sur ce sujet', estime la réalisatrice.

'Il y a un vrai parallèle avec les réfugiés. Mon film parle de gens qui ont tout perdu pendant la catastrophe de Fukushima. Les réfugiés qui viennent à nous ont eux aussi tout perdu. Ce qui nous manque, c'est de comprendre ce que signifie d'avoir dans ces bagages tous ces 'fantômes. Et les 'fantômes' signifient bien sûr tous les gens que vous avez perdu, qui vous manquent. Et toutes les mémoires, les odeurs, les images de la maison, tout ce qui est parti de votre propre vie. C'est quelque chose que nous devons tous apprendre pour imaginer ce que cela signifie et le ressentir avec eux', poursuit-elle.

A 28 ans, Rosalie Thomass est étoile montante du cinéma allemand. Elle a déjà gagné de nombreux prix dans son pays.

'Doris Dörrie te laisse complètement libre comme actrice et je peux imaginer que certains de mes collègues n'aiment pas ça. Moi, j'adore. Dès que l'on s'est mis d'accord sur les bases de mon personnage, elle m'a laissé tellement de liberté et d'espace que je pouvais littéralement danser. Il y a beaucoup d'éléments documentaires dans le film. Parfois, il n'y avait pas d'autre choix que de laisser les acteurs improviser, c'était super', s'enthousiasme la jeune actrice.

La jeune humanitaire et la geisha ne pourraient pas être plus différentes, mais elles apprennent petit à petit à se connaître, et se trouvent confrontées aux fantômes de leurs passés respectifs.

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Publié le 15/02/2016
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