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Fin de vie : vers l'ouverture d'un droit à une sédation profonde

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C'est l'un des derniers sujets tabou de notre époque. Doit-on, oui ou non, aider médicalement des personnes à mourir ? Les députés Jean Leonetti et Alain Claeys proposent d'autoriser un droit à une sédation profonde où, à la demande du patient, une équipe médicale endort la personne avant d'arrêter son hydratation et son alimentation.

La proposition de loi met l'accent sur les "directives anticipées" émises précédemment par le malade en fin de vie auprès d'une "personne de confiance".

Une disposition qui ne satisfait ni les associations en faveur d'un droit à l'euthanasie ni ses opposants. Les uns refusant le caractère contraignant des directives sur les équipes médicales, les autres reprochant le manque de connaissance des effets d'une coupure de l'alimentation et de l'hydratation sur des patients endormis. Jean-Luc Romero, défenseur du droit à mourir dans la dignité, et, en face, Tugdual Derville, de l'association anti-euthanasie Vita, ont exprimé leur mécontentement lundi dans Parlement'air.

Enfin, Régis Aubry, le président national de l'Observatoire de la fin de vie, plaide lui pour une meilleure formation des personnels soignants. Ce chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon plaide pour "un développement des compétences pour l'annonce de diagnostic difficile." "L'accompagnement par les mots et les attitudes d'une fin de vie, dit-il, c'est quelque chose qui n'est pas enseigné actuellement dans les écoles de médecine".

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Publié le 05/10/2015

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