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Facebook, le phénomène de société

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1,2 milliard d‘êtres humains connectés, sortis de leur réserve, pour le meilleur et pour le pire… Des narcissiques aux solitaires, des volubiles aux plus discrets. On trouve un peu de tout sur Facebook :

Les vantards qui cherchent à rendre jaloux : “En rentrant chez moi, on m’a sifflé et klaxonné, j’ai même failli provoquer un accident, car on a ralenti pour me regarder. Parfois, je déteste vraiment les hommes.’‘

Ceux qui ont besoin d’attention : ‘‘Ce pourrait être un jour trèèès important.’‘

Les solitaires, narcissiques, qui racontent leur vie : ‘‘Finie la gym, je rentre à la maison pour réviser.’‘

Ou encore ceux qui cherchent à donner d’eux une image positive : ‘‘Je compatis profondément avec les Égyptiens qui se battent pour leur liberté.’‘

Pour les spécialistes, l’usage que les internautes font de Facebook n’a rien d’anodin. “Facebook répond à un profond désir de s’affirmer, d‘émettre des messages positifs. C’est ce qu’on fait quand on ‘‘poke’‘ ou qu’on ‘‘like. On poste afin d’avoir des réactions d’autres utilisateurs, ce qui procure de la satisfaction, or ce n’est pas sain’‘, explique la psychothérapeute Lucy Beresford.

En dix ans, l’usage de Facebook a considérablement évolué. Le site n’est plus seulement un lieu virtuel où on échange avec des amis, c’est aussi un vaste réseau de partage de données, qui conserve tout en mémoire, comme le souligne Karen North de l’Université de Californie du Sud : “Facebook aujourd’hui, c’est votre carnet d’adresses, votre album photo. Vous pouvez constituer l’album de votre famille entière; les gens qui allaient ensemble à l‘école primaire postent des vieilles photos d’enfance. On a donc à disposition une vaste banque d’images qui retracent à la fois notre histoire familiale et nos vies sociales.’‘

Facebook est devenu aussi une alternative à l’information, notamment dans les pays où la censure et la guerre font rage. Les révolutionnaires égyptiens, tunisiens ou syriens ont ainsi énormément recouru au réseau social pour faire entendre leur voix. “Le journalisme citoyen a réellement explosé en 2011’‘, souligne Bel Trew, journaliste au Caire. ‘‘Les gens utilisaient notamment Facebook et Twitter pour transmettre l’information au reste du monde, puisque leurs propres médias ne les aidaient pas.’‘

Du haut de ses dix ans, Facebook n’a pas fini de grandir, même si certains lui prédisent une mort précoce. Adoré ou détesté, le réseau social n’a pas fini de faire débat.

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Publié le 04/02/2014

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