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Europe : le défi de la lutte contre le crime organisé

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Au moins 110 milliards d'euros. C'est ce que coûte le crime organisé chaque année à l'Europe. Alors qu'il s'infiltre de plus en plus dans l'écononomie légale, preuves à l'appui, quels sont les moyens et les dispositifs pour lutter contre ces bandes organisées et l'argent sale?
En Europe , les groupes liés au crime organisé génèrent des sommes colossales, qui représentent près d'1% du PIB de l'UE chaque année. Les drogues illicites sont le marché le plus lucratif. En haut du tableau, on retrouve l'héroïne, talonnée par la cocaïne et le cannabis. Le trafic d'êtres humains, la fraude à la TVA, les armes et les cigarettes de contrebande génèrent aussi d'importants profits. Pour blanchir l'argent sale, les bandes organisées se tournent vers l'économie légale. Les secteurs où le liquide circule beaucoup sont privilégiés, notamment les caisses des bars, des restaurants ou des boîtes de nuit qui offrent aussi des couvertures pratiques au marché de la drogue ou aux réseaux de prostitution. Les commerces de transfert d'argent, la propriété, la construction, le secteur des transports sont aussi des filières de blanchiment. Plus récemment, les secteurs de l'énergie renouvelable et du traitement des déchets ont été visés. La recherche dans ce domaine montre que les autorités en Europe saisissent plus de biens d'origine criminelle, mais un fossé important existe toujours entre ce que font les criminels et ce qui est confisqué. Par exemple, les entreprises légales dirigées par des criminels se font rarement attraper. L'ouverture des frontières en Europe a aussi permis aux criminels de faire circuler de l'argent et d'investir facilement dans d'autres parties de l'Union. Le manque d'harmonisation entre les législations, et les activités de plus en plus diversifiées des groupes mafieux illustrent les difficultés de la police dans la bataille contre le crime organisé. Dans ce numéro d'On the frontline, Paul Hackett reçoit Brian Donald, d'Europol, et le Professeur Ernesto Savona, directeur de Transcrime.

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Publié le 30/04/2015
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