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Espagne : la décision de la Cour européenne provoque la colère des associations de lutte contre le terrorisme

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Ces familles espagnoles des victimes du terrorisme brandissent les noms des militants de l’ETA qui ont tué ou blessé l’un des leurs. Leur douleur est ravivée après la décision de la Cour européenne des droits de l’homme qui a demandé la libération d’une militante de l’organisation séparatiste basque. Elles espèrent que les juges espagnols tiendront tête.

“Nous espérons que les juges n’accepteront pas cette décision, dit Angeles Pedraza, la président de l’association des victimes du terrorisme. Nous n’allons pas nous arrêter là. Nous n’avons jamais voulu nous faire justice nous-mêmes mais cette fois, on perd patience.”

La Cour européenne considère en effet qu’Inès Del Rio Prada, 55 ans, condamnée pour son implication dans des attentats terroristes commis dans les années 80, a passé trop de temps derrière les barreaux en vertu de la loi espagnole.

“Il y a eu un verdict dans une affaire particulière, mais ce n’est pas une décision générale, donc nous devons analyser les autres pétitions au cas par cas et en vertu de la loi espagnole. Et c’est le travail des différents tribunaux “ a déclaré Alberto Ruiz Gallardon, le ministre espagnol de la justice.

Madrid craint en effet que cette décision ne fasse jurisprudence pour les autres militants détenus pour activité terroriste.

La décision a au contraire été fêtée par quelques dizaines de sympathisants de l’organisation séparatiste à Bilbao.

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Publié le 22/10/2013

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