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En Ukraine, un accord de sortie de crise et des doutes

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Alors que la violence a atteint un stade inouï cette semaine en Ukraine – on dénombre environ 80 morts depuis mardi -, le président Ianoukovitch a consenti des concessions majeures à l’opposition.
L’accord de sortie de crise signé hier prévoit la tenue d‘élections anticipées, la mise en place d’un gouvernement de coalition d’ici à une dizaine de jours, ou encore un retour à la constitution de 2004.

Si le représentant de la Russie, convié parmi d’autres autour de la table, n’a pas signé le compromis, le chef du Kremlin Vladimir Poutine a estimé avec le président américain Barack Obama que le plan de paix devait être appliqué rapidement.
Le retour à la précédente constitution a déjà été approuvé au Parlement, ainsi qu’une loi permettant thèoriquement la libération de l’opposante et ex Premier ministre Ioulia Timoschenko. Sur ce dernier point, le président ukrainien doit encore donner son aval.

Les réactions à chaud, de certains de dizaines de milliers de manifestants qui continuaient hier, de camper sur la place de l’Indépendance.

“Revenir à la constitution de 2004 n’est pas si évident, et cette constitution devrait être revue”, estime l’un d’eux.

“Aujourd’hui on a pas de leader pour conduire cette révolution, c’est pourquoi je pense que Timochenko doit sortir de prison”, déclare un autre jeune homme.

“Le ministre de l’Intérieur Zaharschenko devrait être jugé pour crime. Car tant de gens pacifiques sont morts”, exprime une femme.

Après les événements de ces derniers jours, les gens affichent sur la place un certain scepticisme quant à la portée de l’accord signé”, commente notre envoyé spécial à Kiev Sergio Cantone.

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Publié le 22/02/2014

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