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[En direct] Donald Trump succède à Barack Obama, un séisme historique

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Donald Trump, 70 ans, espérait créer la surprise d'un 'Brexit puissance trois', en référence au vote surprise des Britanniques pour sortir de l'Union européenne, et c'est fait.

Grand pourfendeur de l'establishment, imprévisible, accusé de xénophopbie et de sexisme, ancienne star de la téléréalité, il n'a jamais occupé le moindre mandat électif. Il se disait la voix des oubliés, et les oubliés ont été au rendez-vous.
Son message : 'rendre sa grandeur à l'Amérique' a fonctionné au-delà de toutes les estimations. Il a su capitaliser sur la colère et les frustrations de la classe moyenne blanche angoissée par la mondialisation.

Hillary Clinton a concédé sa défaite à Donald Trump qui a prononcé son discours de la victoire depuis la Trump Tower à New York, à 8h50, heure européenne.

Il s'est engagé à être 'le Président de tous les Américains', sur un ton solennel, rassembleur et plus apaisé après une campagne très houleuse, virulente et haineuse :

'J'ai reçu un appel d'Hillary Clinton, elle nous félicite pour notre victoire, elle nous félicite, nous tous... Elle a bataillé très dur, nous lui devons une dette pour service rendu à notre pays, je suis sincère. Maintenant , il est temps pour les Etats-Unis de panser nos blessures, de nous rassembler, pour devenir un peuple uni. Je promets d'être le président de tous les Américains. Je tends la main à ceux qui ne m'ont pas soutenu par le passé.'

Le nouveau chef d'Etat de la première puissance mondiale s'est aussi voulu rassurant à l'égard des autres pays.

'Nous nous entendrons avec tous les autres pays qui ont la volonté de s'entendre avec nous', a-t-il déclaré.

'Nous traiterons équitablement avec tout le monde, toutes les personnes et tous les pays', a insisté le milliardaire dénué de toute expérience politique, dont l'élection a plongé les Etats-Unis et le monde dans l'incertitude.

Les Républicains conservent également la majorité à la Chambre des représentants. 34 sénateurs sont aussi réélus, en majorité des Républicains. Le Sénat est aussi entre les mains du GOP.
Les Républicains ont désormais toutes les clefs pour gouverner les Etats-Unis comme bon leur semble...

Le taux de participation non-officiel est important. Plus de 42 millions d'électeurs avaient voté par anticipation. Trump semble avoir poussé beaucoup d'abstentionnistes à se déplacer aux urnes. Les instituts de sondage sont désavoués, ils ont raté une partie importante de l'électorat américain, 'les voix cachées'...

Depuis minuit, un à un, les Etats sont tombés les uns après les autres dans l'escarcelle de Trump : les grands 'swing states' comme l'Ohio qui, depuis 1944, a toujours élu des gagnants, à l'exception de Nixon contre Kennedy en 1960. On dit souvent aux Etats-Unis : 'win Ohio, win the presidency', et cette fois encore, c'est vrai.

Il y avait aussi la Floride, qui malgré l'importante communauté latino-américaine n'a finalement pas été aussi hostile à Trump que prévu. Et la Pennsylvanie qui n'avait pas voté républicain depuis 1988 et Bush père, mais dont l'électorat en majorité blanc, vieillissant et peu diplômé était la cible de Trump.

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Publié le 09/11/2016

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