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Elections iraniennes : les journalistes étrangers étroitement encadrés

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Impossible pour les journalistes étrangers d’assurer une couverture exhaustive des élections en Iran.

Entrer dans le pays est déjà un exploit. Seuls 200 reporters de 105 médias étrangers ont obtenu un visa.

Une fois sur place, les obstacles se multiplient. Soazig Dollet, responsable du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord chez Reporter sans frontières en dresse la liste : “ les journalistes étrangers ont des difficultés à se déplacer librement sur place, ils sont constamment surveillés par les traducteurs obligatoirement fournis par le régime de Téhéran et sont également dans l’impossibilité de se rendre à des meetings electoraux organisés par des candidats, entre guillemets, proches de l’opposition.”

Selon Reporters sans frontières, le réseau internet et les téléphones portables seraient surveillés, quand encore ils fonctionnent.

De son côté, dans un rapport publié ce mercredi, Amnesty International dénonce un durcissement de la répression en Iran à l’approche du scrutin présidentiel. Objectif : museler toute dissidence.

“Cette repression se traduit essentiellement par des arrestations et des detentions arbitraires, par des procès inéquitables et par diverses formes de harcèlement. Et les victimes ou principales catégories de victimes sont souvent des professionels des médias, des journalistes, des militants politiques de l’opposition,” précise Francis Perrin, porte-parole de l’organisation en France.

Dans ce climat délétère, tout suscite la méfiance. Rares sont les Iraniens qui acceptent de parler aux journalistes étrangers. Des Iraniens toujours profondément marqués par la répression sanglante du soulèvement qui avait suivi la présidentielle de 2009.

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Publié le 13/06/2013

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