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Crise des migrants : la Croatie débordée

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Des tensions de plus en plus fortes en Croatie : des milliers de migrants ont affronté la police qui barrait une route à la gare de Tovarnik. La plupart d'entre eux voulaient marcher sur les voies ferrées, dans l'espoir de se rendre à Zagreb.

La Croatie de dit débordée par l'afflux de miliers de réfugiés et de migrants, qui trouvent ici une nouvelle voie, plus à l'est, pour se rendre en Allemagne, depuis la fermeture des frontières en Hongrie.

Depuis hier, près de 6000 personnes sont arrivées dans cette gare, juste à côté de la frontière serbe. Le pays s'attend à une arrivée de 20 000 nouveaux migrants.

Le ministre de l'intérieur affirme que les infrastructures ne peuvent déjà plus recevoir personne, et que tous les migrants qui ne sont pas des demandeurs d'asile, seront considérés comme des clandestins illégaux.

A Zagreb, les demandeurs d'asile sont pris en charge dans des hôtels, par les autorités, qui les enregistrent, mais certains refusent ces démarches, et souhaitent continuer leur route, comme cet homme qui campe à l'extérieur avec toutes ses affaires:

'Avant on nous disait que la Croatie nous accueillait, que c'était bien, bien pour l'asile, mais je suis là. La Croatie ce n'est pas un bon asile. On ne mange rien de bon. Tous les jours des spaghettis, des macaronis. Je veux aller en Allemagne, c'est mieux.'

L'Union Européenne souhaite répartir, par quotas, 120 000 réfugiés parmi les états membres.

Un sommet extraordinaire de l'Union européenne sur les réfugiés sera organisé le 23 septembre à Bruxelles afin de faire face à la crise migratoire, la pire survenue en Europe depuis 1945.

Réclamé notamment par l'Allemagne, ce sommet aura lieu mercredi au lendemain d'un conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur sur le même sujet. Les Etats membres doivent en particulier se mettre d'accord sur la répartition de 120.000 réfugiés entre les pays de l'UE, proposée par la Commission européenne pour soulager l'Italie, la Grèce et la Hongrie, qui font face à un afflux sans précédent de demandeurs d'asile.

Une majorité d'Etats membres de l'UE sont favorables à cette mesure d'urgence, mais plusieurs pays s'opposent à ce plan de 'relocalisation' et notamment au caractère contraignant des quotas de répartition que veut mettre en place la Commission européenne. Les Etats n'ont pas réussi à adopter une décision unanime lors d'un conseil tendu des ministres de l'Intérieur organisé le 14 septembre à Bruxelles.

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Publié le 18/09/2015