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Contrôle des capitaux en Grèce : les entreprises commencent à souffrir

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Les soldes ont commencé à Athènes, mais pas un chat dans les boutiques...

Avec le contrôle des capitaux du pays, et la possibilité de retirer 60 euros par jour, l'alimentation, les médicaments et le carburant sont prioritaires.

Et même là, le manque de liquidités se fait durement sentir.

'Un commerce avec 10 employés qui n'a pas eu de revenu cette semaine par exemple, que peut-il faire ? Il y a trois voies possibles : licencier, donner des jours de congés forcés, ou arrêter de payer les salaires', a expliqué le président de la Chambre du commerce d'Athènes, Ioannis Chatzitheodosiou.

La Grèce importe normalement 85 à 90% de son boeuf par exemple, et pas moyen d'envoyer de l'argent à l'étranger.
Les secteurs de l'énergie et de la santé sont les seules exceptions.

Elviart SA fabrique des pains pita depuis 65 ans, et exporte vers une quarantaine de pays.
Cette entreprise emploie 150 personnes et son patron Marios Kaloidas est inquiet :

'Tout le marché veut de la trésorerie, les gens veulent des liquidités pour livrer leurs marchandises et nous l'avons répercuté sur nos clients. On demande à être payé en espèce sinon nous ne pouvons pas livrer, c'est un cercle vicieux.'

Le patron d'Elviart est à court de liquidités, il ne peut déjà plus payer ses taxes, ses impôts ou les cotisations sociales. Tout l'argent qui est rentré a servi à acheter les matières premières et à payer ses employés. Il ne pourra pas tenir longtemps.

Et notre journaliste grecque Symela Touchtidou de conclure :

''Nous nous retrouvons dans un territoire inexploré', disent les entrepreneurs grecs qui n'ont jamais eu à faire face à de telles circonstances, jamais. Et ils lancent cet avertissement, si les banques restent fermées la semaine prochaine, il y aura toute une chaîne de conséquences avec pour victimes, des dizaines d'employés.'

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Publié le 03/07/2015

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