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Conflit syrien : l’intervention de la Russie en question

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La polémique continue d'enfler sur les cibles choisie par Moscou en Syrie.
Washington et ses alliés de la coalition soupçonnent la Russie de voler au secours de son allié Bachar al-Assad sous couvert de combattre le 'terrorisme'.

Selon de nombreux experts, à Idleb, Hama et Homs, où ont eu lieu les premières frappes russes hier, il n'y a pas trace des jihadistes d'Etat islamique. En revanche, c'est là que se trouvent des groupes rebelles d'opposants qui donnent dernièrement du fil à retordre aux troupes de Damas.

A New York, en début de semaine, le président russe précisait que son pays était mieux placé que les États-Unis pour mettre fin à la guerre en Syrie. Quatre jours plus tard, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Qatar, l'Arabie Saoudite et la Turquie qualifient l'opération militaire russe de 'nouvelle escalade' qui risque 'd'attiser l'extrémisme et la radicalisation' en Syrie.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme a fait savoir qu'au moins 7 civils avaient péri dans les frappes russes sur la province d'Idleb.

L'opposition syrienne a accusé Moscou d'avoir provoqué la mort de 36 personnes hier.

Le Kremlin nie, le Président russe a réagi en disant s'attendre à une 'guerre de l'information'.

L'intervention russe compte plus de 50 avions et hélicoptères, ainsi que des troupes d'infanteries de marine, des parachutistes et des unités de forces spéciales en Syrie. Elle va durer 'trois à quatre mois' et s'intensifier.

Afin de se coordonner et d'éviter des incidents entre leurs aviations, Washington et Moscou ont eu hier, par vidéo-conférence, une première réunion entre militaires, dont rien n'a filtré.

On peut dire que ce conflit, qui a débuté il y a 4 ans et demi, a pris un nouveau tournant avec l'engagement de la Russie.

Avec Agences

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Publié le 03/10/2015

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