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Comment l'Allemagne intègre les migrants dans le monde du travail ?

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A découvrir mercredi soir à 21h15 dans Europe Hebdo un reportage de notre journaliste Elisa Bertholomey qui s'est rendue en Allemagne pour voir comment le pays s'y prend pour intégrer les migrants.

Dans le land du Brandebourg, à côté de Berlin, l'entreprise de fabrication d'éoliennes Reuther STC, 330 salariés, embauche 15% de salariés étrangers. Son P-DG, Finn Melgaard, explique avoir organisé des ateliers d'apprentissage de l'allemand et du métier de soudeur pour des migrants du foyer d'hébergement situé à côté de son entreprise. Début 2015, douze migrants ont bénéficié du programme. Finalement, quatre d'entre-eux ont rejoint la société.

"Si je n'avais pas ces étrangers dans mon entreprise, il me serait impossible de les remplacer par des travailleurs de cette région, a expliqué le chef d'entreprise. Pour Finn Melgaard, il lui serait même impossible de "gagner de l'argent" sans ces travailleurs étrangers venus des pays de l'Est, de l'ancienne colonie allemande du Cameroun ou de pays en guerre comme la Somalie ou la Syrie.

"Le plus important c'est que ma famille soit en sécurité..."

Pour pouvoir travailler dans les entreprises allemandes, les réfugiés doivent maîtriser le niveau B2 en allemand, sachant qu'il faut au minimum trois mois pour obtenir le statut de réfugié.

Tous n'arrivent d'ailleurs pas à s'insérer parfaitement. Comme l'explique Georges Matar, un réfugié syrien de 50 ans. Son diplôme d'ingénierie civile n'a pas été reconnu par l'administration allemande. Celui-ci a donc décidé d'officier comme traducteur arabo-allemand. Pour lui, c'est déjà une grande chance : "Le plus important c'est que ma famille soit en sécurité. Mes enfants vont à l'école et ils auront toutes les possibilités de réussir."

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Publié le 14/10/2015