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“Brexit signifie Brexit”... Mais encore ?

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Deux mois après que les Britanniques ont majoritairement affiché leur volonté de quitter l'Union européenne, le gouvernement de Theresa May a lancé quelques pistes, mais sans détails... Tout est flou...

Même sur la question de l'immigration, elle a déjà contredit son ministre des affaires étrangères Boris Jonhson qui prêchait l'instauration d'un système à points pour les candidats à l'installation sur le sol britannique :

'Les électeurs britanniques ont voté le 23 juin pour que l'on soit capable de contrôler la circulation des personnes venant de l'union européenne en Grande-Bretagne. Un système de points ne vous donne pas ce contrôle.'

Au sommet du G 20, les Etats-Unis ont repoussé un accord économique avec Londres, le Japon s'est montré menaçant : il a prévenu que ses entreprises pourraient fuir le pays en cas de bouleversements drastiques.

Après de belles déclarations sur son pays 'leader mondial du libre-échange', le gouvernement a rapidement été rappelé à l'ordre par Bruxelles et ramené sur terre.

Devant la Chambre de Communes, le ministre du Brexit, David Davis n'a pas plus éclairci les choses ...

'Nous voulons le meilleur accord pour les Britanniques, un accord unique et pas un accord standard, ((différent des modèles existants jusqu'ici qui lient l'UE à la Norvège, la Suisse ou encore le Canada)). Cela implique un contrôle du nombre de personnes de l'Union européenne autorisées à venir au Royaume-Uni, mais aussi une solution positive pour ceux qui font le commerce de biens et de services.'

L'opposition pointe du doigt les contradictions du gouvernement et souhaiterait savoir à quoi ressemblera cet accord spécifique :

'Ce qu'on ne nous a pas dit c'est ce qu'ils vont faire. Quand vont-ils nous dire par exemple comment ils vont garantir le libre-échange aux entreprises britanniques tout en imposant des contrôles migratoires ?', a demandé Emily Thornberry, porte-parole de l'opposition sur le Brexit.

De bonnes questions, restées sans réponse, sans doute pour un moment.. Les négociations sur les modalités de sortie de l'UE, quand elles s'ouvriront, dureront au maximum deux ans... Une perspective qui pèse déjà sur l'économie britannique, comme le secteur des producteurs de fruits :

'Je sais que les cultivateurs ont stoppé leur expansion parce qu'ils ne peuvent pas commander des arbres ou des plants ne sachant pas s'ils auront de la main d'oeuvre en 2018 ou en 2019 pour ramasser les récoltes', témoigne Laurence Olins, président de l'association des producteurs de fruits d'été.

Les anti-Brexit ne renoncent pas pour autant... Même si l'idée d'un second référendum a été rejetée par le gouvernement...

Sept recours en justice ont été déposés pour que ce soit au parlement britannique, pro-européen, que revienne la décision de déclencher ou non la procédure de divorce avec l'UE.

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Publié le 06/09/2016

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