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Brexit : le choc de trop pour les banques italiennes

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La zone euro de nouveau mise à rude épreuve par la crise bancaire italienne. Le Brexit a été le choc de trop pour ce secteur morcelé, sous-capitalisé et gangrené par 360 milliards d'euros de créances douteuses. Depuis le référendum britannique du 23 juin, l'indice bancaire italien a cédé 31%, 57% depuis le début de l'année.

Souhaitant intervenir, Rome s'est vu opposer une fin de non recevoir par Bruxelles.

Pourtant, comme l'explique Jeremy Stretch, courtier chez CIBC, 'il y a un risque de contagion aux autres banques européennes, comme cela a été le cas en 2007 et au-delà. Je pense que ce sera la principale inquiétude si le système bancaire italien s'effondre à grande échelle.'

Mais voilà, depuis 2014, les règles bancaires ont changé dans l'Union européenne. Désormais, avant tout sauvetage public d'une banque en faillite, les créanciers et déposants doivent assumer une partie des pertes. C'est ce qu'on appelle le bail-in.

Reste qu'en Italie, nombre de ces créanciers sont de petits épargnants. En novembre, l'application scrupuleuse du bail-in dans le sauvetage de quatre petites banques avait poussé un retraité ruiné au suicide, provoquant un tollé dans tout le pays.

D'où l'insistance de Rome pour un assouplissement du bail-in, une idée qui déplaît à Berlin. Certes, renflouer les banques avec de l'argent public viendrait gonfler une dette déjà abyssale à 133% du PIB. Mais le premier ministre, Matteo Renzi, champion des marchés, joue son avenir politique, dans la mesure où il a lié son sort à la victoire du oui au référendum sur la réforme constitutionnelle cet automne. Le non est pour l'instant en tête. Un sursis pour les banques italiennes pourrait changer la donne.

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Publié le 07/07/2016

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