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Publié le 07/01/2018

Baisse des prix forcée et files d'attente à Caracas

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De longues files d'attentes se sont créées devant certains supermarchés de Caracas après l'annonce du gouvernement vénézuélien d'une baisse des prix forcée.

Vingt-six enseignes ont reçu l'ordre de ramener à leur niveau d'il y a un moins les prix de quelques produits de première nécessité, comme les beurre, les oeufs et le savon. Une baisse considérable au regard de l'hyperinflation qui touche le pays.

" C'est vrai que les supermarchés ont le droit d'augmenter leur prix, car c'est relatif, mais pas de manière si exorbitante : 300 % ? Je pense qu'il faut un peu de contrôle et, s'il y avait un contrôle, on pourrait acheter ", estime Maria Carlos, qui a fait le déplacement pour profiter des produits bradés sous la contrainte.

Dans la capitale, des soldats filtraient l'entrée de certains supermarchés. Les lieux de vente sont souvent victimes de pénuries, mais aussi de pillages partout dans le pays.

Le manque de nourriture et de médicaments qui frappe le Venezuela depuis de longs mois est attribué par le président Nicolas Maduro à l'opposition, aux Etats-Unis et à la "guerre économique", menée par les milieux d'affaires.

Dans le quartier chic de la capitale où s'est rendu l'agence de presse Reuters, le store du magasin est resté fermé de longues heures.

" Nous sommes arrivés tôt mais nous n'avons pas pu rentrer. Les prix étaient bas hier soir mais aujourd'hui ils sont revenus à des montants ridicules, très élevés " regrette Carmen Rodriguez, une résidente de la capitale.

En pleine crise économique, la devise vénézuélienne a perdu en un an 98 % de sa valeur face au dollar.

Le salaire minimum a été relevé de 40% au 1er janvier, et équivaut désormais à moins de six euros par mois au marché noir.

Cité par l'agence EFE, le chef du groupe d'opposition à l'Assemblée nationale Juan Guaidó accuse le gouvernement d'avoir " détruit l'appareil productif ". " Ils veulent nous faire dépendre d'une boîte, d'un sac, d'une liste, d'une carte de rationnement. Ils veulent nous faire dépendre de prétendues faveurs qui ne le sont pas ".

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